Selon l’Académie
Nationale de Médecine, « les méthodes d’estimation de la morbidité
et de la mortalité par Covid-19 diffèrent beaucoup d’un pays à l’autre comme
l’illustre cet exemple particulièrement démonstratif :
– en France (67 millions d’habitants), le nombre de décès
cumulés début juin était de 28 940 pour 151 325 cas confirmés par
RT-PCR, soit un taux de létalité apparent de 19% pour un taux de mortalité de
432 par million d’habitants. (soit 0,432
pour mille, c-à-d 0.04 %, NDLR)
– en Belgique (11,4 millions d’habitants) où sont déclarés tous
les cas (confirmés et suspects) et où tous les décès (à domicile, à l’hôpital
ou en EHPAD, avec ou sans confirmation par RT-PCR) sont comptabilisés en temps
réel, le nombre de décès cumulés était estimé à 9505 pour un total de
58 615 cas déclarés, soit un taux de létalité apparent de 16% pour un taux
de mortalité de 833 décès par million d’habitants, le plus élevé de toute
l’Europe. (soit 0.833 pour mille, c-à-d
0,08%, NDLR)
C’est pourquoi les comparaisons des taux de mortalité et de
létalité entre différents pays doivent être conduites avec circonspection. Dans
les pays d’Europe (à l’exception de la Belgique) et d’Amérique du Nord, en
Australie, Nouvelle Zélande, etc., le compte des décès est relativement fiable
mais non exhaustif. Dans les pays d’Afrique, d’Amérique du Sud et en Chine, le
compte des décès est souvent sous-estimé, du fait de déclarations non
systématiques ou retardées, de l’absence de tests et d’une mortalité élevée
imputable à d’autres maladies infectieuses. »