@jefresi « Le propriétaire de Twitter ou autre fait ce qu’il veut de ce dont il est le propriétaire. »
Bien sûr, mais ce n’est pas le sujet. Twitter profite de sa position dominante, la plateforme abrite les comptes d’institutions internationales, d’hommes politiques, d’acteurs, de chanteurs, de sportifs,...suivis par des centaines de millions de personnes à travers le Monde, un tentaculaire réseau social pour imposer par une censure rigoureuse, une pensée formatée totalitaire.
Ceux qui dérogent à la pensée unique peuvent en quelques jours se trouver en mort sociale par le bannissement et l’ostracisation de masse.
« Comme d’habitude, le visage d’Emmanuel Goldstein, l’Ennemi du Peuple, avait jailli sur l’écran. Il y eut des coups de sifflet çà et là dans l’assistance. La petite femme rousse jeta un cri de frayeur et de dégoût. Goldstein était le renégat et le traître. Il y avait longtemps (combien de temps, personne ne le savait exactement) il avait été l’un des meneurs du Parti presque au même titre que Big Brother lui-même. Il s’était engagé dans une activité contre-révolutionnaire, avait été condamné à mort, s’était mystérieusement échappé et avait disparu. Le programme des Deux Minutes de la Haine variait d’un jour à l’autre, mais il n’y en avait pas dans lequel Goldstein ne fût la principale figure. Il était le traître fondamental, le premier profanateur de la pureté du Parti. Tous les crimes subséquents contre le Parti, trahisons, actes de sabotage, hérésies, déviations, jaillissaient directement de son enseignement. Quelque part, on ne savait où, il vivait encore et ourdissait des conspirations. Peut-être au-delà des mers, sous la protection des maîtres étrangers qui le payaient. »
George Orwell - « 1984 »