Vendredi 12 février 2021 :
Olivier Véran a prononcé la phrase la
plus importante de la journée : « Il semblerait que ces
variants soient capables de passer à travers la protection du
vaccin. »
Source :
300 cas de variants brésilien et
sud-africain en Moselle : le maire de Metz demande un confinement
strict.
Au cours de sa conférence de presse
faisant le point la situation épidémique, Olivier Véran a
alerté sur la présence de ces deux variants, sur le territoire
national et tout particulièrement dans le département de la
Moselle.
À titre de comparaison, le ministre a
rappelé que "la proportion des contaminations aux variants sud
africains ou brésiliens serait de l’ordre de 4 à 5% à l’échelle
du pays, alors que 20 à 25% des personnes contaminées seraient
porteuses du variant britannique."
Une proportion bien plus faible donc,
voire nulle dans certains départements. Mais en Moselle, le nombre
de cas commence à augmenter de façon préoccupante et le
gouvernement admet ne pas avoir d’explication quant à cette forte
présence si localisée.
"En Moselle, la situation est plus
inquiétante. Nous avons identifié plus de 300 cas de contaminations
présentant des variants sud africain et brésilien. La Moselle
est aussi un département où l’incidence est très élevée. "
La présence de ces deux variants doit
en effet être tout particulièrement scrutée parce que les médecins
et scientifiques les connaissent moins bien. Potentiellement très
contagieux, comme le variant anglais, ce sont des variants "pour
lesquels nous possédons moins de données", a reconnu Olivier
Véran.
"Il semblerait que ces variants
soient capables de passer à travers la protection du vaccin",
a-t-il encore averti.
Dans le département de la Moselle,
l’arsenal pour détecter les clusters a donc été déployé à grand
renfort du séquençage et des tests PCR : "Pour traquer ces
variants, nous avons déployé de nombreux moyens. Premier moyen : le
séquençage. Les PCR multiplex sont la deuxième méthode de
diagnostic, ils ont vocation à remplacer les PCR pour savoir
directement quel variant est en cause dans chaque cas de
contamination", a annoncé Olivier Véran.
Le ministre de la Santé a également
annoncé qu’il se déplacerait dès ce vendredi dans le
département. "Il nous faut être prêts à agir
évidemment, si la situation devait le nécessiter, afin de protéger
la population dans un territoire qui a déjà payé un lourd tribut à
la pandémie."
Après les propos du ministre, le
maire de Metz, François Grosdidier (LR), s’est exprimé au
micro d’Europe 1. Face à la situation inquiétante dans son
département, il estime qu’il faut "un reconfinement vrai,
fort comme en mars-avril".
Pour lui, il doit s’agir d’un
confinement similaire au premier que la France a connu, mais localisé
à l’échelle des zones les plus touchées. Ainsi, il souhaite que
cette mesure concerne "les scolaires et tous les salariés
dont la présence sur le lieu de travail n’est pas vitale".
https://www.midilibre.fr/2021/02/12/coronavirus-situation-inquietante-en-moselle-avec-300-cas-de-variants-bresilien-et-sud-africain-detectes-9368847.php