Va-t-on se laisser encore longtemps cantonner et enfermer
dans la dissection des outils du fonctionnement des démocraties et de l’exercice
de la citoyenneté alors que les fondements de la légitimité dans notre pays sont
actuellement en cause ? Ne serait-ce que par la concentration des moyens d’informations
dans les mains d’une poignée de milliardaires ? Et qu’il est fait comme si c’était
une évolution (fatalité) normale et indépassable. Vieille histoire. Ils veulent
notre bien malgré nous.
Ce qui ne gêne nullement nos « gouvernants » de
continuer d’engager le pays « en notre nom » dans des postures
diplomatiques discutables et aventureuses et des transformations censées
contraindre nos vies et notre avenir sans échappatoire.
Juste une petite plongée dans ces outils. Que vaut cette apostrophe
récurrente autour de la proportionnelle si ce n’est pas articulé avec les
modalités précises d’une motion de censure en régime parlementaire et
possibilité de dissolution de l’Assemblée entre autres. Par exemple, l’absence de cette
dernière réellement mobilisable comme outil de dissuasion et de relégitimation réciproque
par l’exécutif a permis les errances des partis et les combinaisons incessantes
des politiciens avec des citoyens exilés hors de la politique sous la 4ème. Ceci bien entendu n’est pas la condamnation de
l’outil en soi. Actuellement, une grande partie d’entre-nous ne se sent-elle
pas comme exilée dans son propre pays en regardant et écoutant ce qui sort en
continu des médias et du parlement ?
Ce dont nous avons besoin, c’est d’une refonte complète de
nos institutions. Il y a urgence. Que pèsent maintenant nos gouvernants à
Bruxelles, là où se décident l’essentiel de notre politique ? Croyez-vous que
leurs faiblesses ont échappé aux autres gouvernants et à la Commission ?