Bonjour, titi
"Le
breton unifié donne surtout une orthographe à des mots qui n’en avaient pas.
Des mots de dialectes qui étaient transmis oralement."
Ce n’est pas exact : il existe depuis des
siècles des documents rédigés en breton.
"C’est donc l’essence
même de ces dialectes qui est niée"
En aucune manière : les mots
restent les mêmes dans l’écrasante majorité des cas, seule l’orthographe étant
simplifiée. Ce qui constitue une facilité pour tous.
Il n’y a donc pas de « fausse histoire » ni de "faux
roman régional", rien n’étant dénaturé dans la transmission du
patrimoine culturel.
Ajoutez à cela le renouveau de la culture musicale bretonne, né dans les années
60 et jamais démenti depuis. Croyez-vous sérieusement que des titres
emblématiques comme Bro goz va zadou, Tri martolod, Me zo
ganet e kreiz ar mor ou Distro ar gelted auraient gagné à être
écrits, ici en version léonarde, là en version cornouaillaise, ailleurs en
version vannetaise ou trégorroise ? Poser la question, c’est y répondre,
n’est-ce pas ?
A noter qu’en en termes de
langue, le patrimoine s’est enrichi ces dernières décennies de mots nouveaux,
issus de la technologie. Deux exemples : yenerez (qui produit du
froid) désigne le réfrigérateur, et pellgomz (appel au loin) le
téléphone.
Le breton, une langue unifiée mais vivante !