@Jonas, bonjour
Moi, je suis pour la rupture des relations diplomatiques avec ce pays soi-disant de « purs »
On est d’accord.
Le fanatisme religieux est dû , à un alphabétisme et a une inculture qui le placent parmi les pays les plus retardataires de la planète.Son IDH on est la preuve.
Je crois que le fanatisme religieux n’est pas seulement lié à l’analphabétisme. Il est aussi le fruit de la modernité. Des personnes instruites tiennent ce discours islamiste par nationalisme. Elles sont d’autant plus radicales qu’elles sont modernes. Elles mettront l’islamisme dans un « package » où vous pouvez trouver toutes les grandes causes sociales de notre monde contemporain. Ce fatras permet de s’assurer des relais dans nos sociétés : le féminisme avec #Meeto, les droits de l’enfance, l’affirmation des gens de couleurs avec #BLM et #POC, l’anticolonialisme, l’environnement, etc. Ceci ira de paire avec une détestation viscérale du blanc, de l’Occidental et du non-sunnite. Ne croyons pas que le fanatisme et les appels à la violence ne touchent que les barbus.
Ensuite, la sous-éducation est aussi le résultat, et pas seulement la cause, du fanatisme. On ne veut pas instruire. Particulièrement les filles. Or, ce sont les femmes qui sont les plus à même de faire passer l’éducation aux générations suivantes. Les minorités du nord du Pakistan l’ont très bien compris. Elles ont un taux d’alphabétisation voisin du nôtre.
Quant à l’inculture, oui bien sûr. Toute connaissance ne peut être retenue que si elle ne s’oppose pas au Coran. La loi contre le blasphème est le plus sûr moyen, non pas de ne pas avancer, mais au contraire de reculer.
Depuis sa guerre et la partition, de l’Inde, il a toujours été dirigé par des dictateurs, dont le seul et unique ciment est la religion.
C’est un pays affecté d’une tare congénitale, à savoir un sunnisme d’Etat, qui lui tient lieu de projet national. Ajoutons un comportement oppresseur et archi-colonial du Pendjab à l’égard du Baloutchistan (qui intéresse beaucoup la Chine) et du Gilgit-Baltistan, sans oublier les Pathans (Pachtouns) utilisés comme terroristes dès 1947, dans le Cachemire indien (où on a fait passer ces infiltrés pour des révoltés locaux) puis en Afghanistan. Chargés des basses œuvres du pouvoir, ils sont en même temps oppressés. Ce sont les Tchétchènes du Pakistan. Il n’est pas non-plus certain que le Sind soit un modèle de gestion équilibrée.
Si une certaine façade démocratique peut être parfois préservée, il s’agit bien d’une dictature des généraux et des services secrets, quelle que soit la marionnette qui est mise en avant. C’est l’armée ainsi que les politiciens nantis et prédateurs, issus du même sérail, qui vivent sur ce pays et le ruinent. Pour maintenir leur pouvoir, ils ont besoin de garder la population sous tension par un état de guerre permanent. Sans ennemis extérieurs, je pense que le pays s’écroule.
Pays pauvre et misérable ses dirigeants savent jouer un double jeu. En sous-main, ils encouragent et poussent à des manifestations contre la France.
La grande nouveauté, à mon sens, est qu’Imran Khan, le Premier ministre, a ouvertement tenu, clairement et de façon répétée, un discours de haine et de violence contre la France. C’est bien lui la cause de la vague de terrorisme de l’automne 2020, chez nous. C’est bien lui, aussi, qui est à l’origine des émeutes qui secouent son pays. Donc tout n’est pas fait en sous-mains. C’est même scandaleusement explicite. Mais il existe aussi des relations plus opaques. Il n’est pas faux d’affirmer que le pouvoir et les services secrets sont les géniteurs des extrémistes de leur pays, y compris de ceux qui font des attentats au Pakistan. Les dizaines de milliers de morts Pakistanais de ce terrorisme ont été considérés comme des dommages collatéraux d’une politique justifiée, par le Général Asad Durrani ancien chef de l’ISI les services secrets. https://youtu.be/Z__lyS-wI7
La majorité de ces misérables ne savent même pas situer la France
Bien sûr, mais ce n’est pas tout. Même les non-misérables, même ceux qui détestent Imran Khan, gobent les bobards qu’il balance sur notre pays. Ils en rajoutent même. Il n’y a strictement aucun esprit critique dès lors que le discours flatte le nationalisme, voire l’instinct de mort. Je laisse à d’autres le soin d’épiloguer sur le fait que la religion au Pakistan est, ou n’est pas, le vrai islam. Mais c’est à l’évidence une religion où le sacrifice humain est devenu partie intégrante du culte en tant qu’acte de dévotion unificateur. Notre distinction entre modérés et extrémistes est trop cartésienne, trop occidentale. Il y a des passerelles idéologiques dans tous les sens y compris de chez ceux qui se détestent et sont prêts à s’entre-égorger. Les ennemis de nos ennemis ne sont pas nos amis. Il y a des attentats abominables dans ce pays, mais gardons-nous de croire qu’il en est seulement la victime. Il en est l’auteur. Il y, là-bas, des « bons terroristes » et des « mauvais terroristes ». Le problème est que ce sont les mêmes.
Ce qui compte , ce n’est pas leur peuple, mais l’opinion publique occidentale.
Je ne partage pas totalement cet avis. Ce discours islamo-nationaliste tenu par le très occidentalisé Imran Khan (ex ami de Lady Di, qui a épousé une Israélite en premier mariage) est tourné vers la population pakistanaise pour faire miroiter une sorte de leadership musulman mondial à des gens qui n’ont effectivement rien dans leur assiette. Ils veulent bien mourir d’indigence si on leur fait croire que le chef de leur pays est le maître du monde, en étant le sabre de l’islam.
Ils cherchent à se faire passer pour des dirigeants modernes et tolérants,
Cela peut arriver comme lors du sommet sur le tourisme d’Islamabad en avril 2019 ou de sexy vloggueuses occidentales avaient été invitées et sponsorisées pour présenter une image très faltteuse du Pakistan afin d’attirer les visiteurs étrangers et leurs devises fortes. Cela perdure par les faux comptes Twitters de jolies femmes étrangères tenus par des hommes dans les troll farms de Rawalpindi.https://thedisinfolab.org/the-anatomy-of-pakistans-5th-generation-warfare/ En réalité, cela ne trompe que des mâles pakistanais, par dizaines de milliers, voire par centaines de milliers, qui en constituent la principale audience, tant la frustation sexuelle liée à la séparation des genres est forte dans ce pays. Comme m’écrivait un des utilisateurs : « c’est peut-être un faux compte. Mais du moment qu’il publie ce que je veux lire ».
Ces mêmes dirigeants pousseront devant les caméras du monde entier, des femmes et des enfants faméliques et , pleurant , avec des hommes âgés hirsutes , sales , et édentés pour attirer la pitié.
Sans même attendre cela, on peut être inquiet devant le fait que les dons, les prêts à taux zéro et les abandons de créance sont consentis à un Etat qui finance le terrorisme. Et que nous nous chargions de soutenir ses services publics indigents alors qu’il dépense son budget pour des guerres et/ou pour la kleptocratie qui tient ce pays.
22/04 20:48 - Bernard Grua
Voir l’article suivant : Pakistan : comment porter le coup de grâce à Imran Khan, (...)
22/04 20:47 - Bernard Grua
@agent ananas Il a été répondu à cet commentaire sous l’article suivant.
22/04 20:42 - Bernard Grua
@Trelawney C’était pour mettre un terme à la « partition sanglante » Il me semble (...)
21/04 08:21 - Trelawney
21/04 07:05 - agent ananas
@Bernard Grua Oui le Pakistan est devenu un pays « explosif ». Lors de mes différents voyages (...)
19/04 16:57 - Bernard Grua
@popov Il n’en démord pas. Imran Khan se présente en champion de la lutte contre (...)
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