Cette histoire d’insécurité, c’est un peu comme l’histoire de la température !
C’est comme qui dirait, une affaire de « ressenti ».
Et le ressenti, ma foi, il n’est pas basé uniquement sur le fait, qu’on vous dise que tout le monde craint la société actuelle, ou que cela vas mieux « qu’avant »c’est aussi une question de prédisposition personnelle, à pouvoir se foutre de la situation, avec ou sans connaissances des risques potentiels .
Un peu comme se balader en manches courtes, en plein hiver....VOUS AVEZ LE DROIT, mais si jamais le mal vous rattrape, au moins vous savez pourquoi.
L’histoire n’est plus du niveau d’un passé, des gangs cravatés, fringués comme des as de pique, et qui mettaient un certain « honneur » de gangster, à faire leur job sur commande. Plus ou mois dans des cercles fermés .
Aujourd’hui, on assiste à une Uberisation des incivilités, pour ne pas parler de ces amateurs bouchers, qui ont comme seul diplôme, l’apprentissage d’un bouquin à lire de droite à gauche....Avec les exercices pratiques, à exécuter dans la rue.
Alors que les accords européens, stipulent, que chaque mode d’emploi doit être traduit dans la langue où est vendu le « service ». Macach wallou !
Juste une anecdote, ...Récemment, j’ai voulu aller avec ma femme, au Sacré Coeur, sur la bute Montmartre, à pied, le soir !
En passant devant un poste de police, bien barricadé, les agents sur le trottoir, nous ont déconseillé la chose, nous invitant à rebrousser chemin prestement .
Ca, c’est pas du ressenti, c’est la température réelle du moment.
La bute éclairée, comme un phare, dans la nuit, et à ses pieds le marigot sombre et inquiétant, grouillant d’intentions peu catholiques .
Une église devenue, propriété de naufrageurs !
Paris est devenu un infâme coupe gorge, et si on veut parler de « ressenti », eh bien ce ressenti devient pesant, quand vous vous retrouvez à un carrefour, avec une cinquantaine de personnes immobiles, qui tiennent les murs, de leurs dos, pas si fatigués, avant d’un voir un qui décampe en courant frénétiquement....
Drôle de ressenti qui se le dispute au réel.
Alors, les chiffres, les graphiques, les test à petits points colorés pour daltoniens, cela peut servir à mettre à plat, sur papier « une certaine réalité », mais la vraie, la seule, est celle à plusieurs dimensions, et qui a un tout autre poids, sur nos vies.