@nono le simplet
Le système russe à une vue pyramidale du pouvoir, comme la mafia sicilienne. Poutine le président à vie, ou parrain, tient par le couilles quelques dictateurs folkloriques, fiers de leur casquette de chef de gare. Que ce soit en Tchétchénie, en Biélorussie, en Azerbaïdjan ils leur laisse toute latitude pour s’attaquer aux opposants. Libération vient ce jour de faire un article sur un réfugié azéri qui vient d’échapper à sa troisième tentative de meurtre, à Nantes, et qui a maintenant une couverture policière. La répression russe depuis le coup des parapluies bulgares, de la tentative de meurtres aux gaz innervant à Londres de dissidents devient coutumière. Et sans doute que les pays de l’UE pige maintenant qu’on ne peut négocier avec Poutine, qu’avec un flingue dans la poche, ou du moins des menaces de rétorsion solides.
S’ajoute comme tu peux le voir ici, l’extension sur les réseaux des organes d’influence. Dont il faut être acculturé, ou ramolli du bulbe, pour se faire avoir. Mais il n’y a pas de petit profit, au niveau de l’influence en ligne. on l’a vu au moment des élections américaines, et certainement sur le brexit.
Le coup de Loukachenko est du copié collé méthode Beria. Ils ont retenus la copine de ce pauvre jeune homme pour la torturer sous ses yeux, comme mesure de chantage afin d’avoir des aveux complets sur le réseau d’opposants. Reste que Poutine qui n’est pas un idiot et qui sait jouer aux échecs, se rend certainement compte que c’est très contreproductif, du fait qu’il a bientôt une rencontre avec Biden, et que cela finalement , horreur, crée un front uni en europe....
Cela tombe très mal. Le chef de gare commence à devenir gênant, surtout que la population de la Biélorussie n’est pas foncièrement anti russe, et que ce type fait tout pour qu’elle le devienne. Quand on lit les témoignages de la prix Nobel de la paix Svetlana Alexievitch, qui craint maintenant pour sa sécurité, en dépit de sa renomée...
.A propos de mafia, j’ai regardé les deux magnifiques reportages sur « Toto Rino », et l’extension de la pieuvre de Cordéone, qui couvre deux décennies, avec l’exécution des juges Falcone et Borsalino. Puis ce procès hors norme, ayant nécessité la construction d’un nouveau palais de justice, afin d’éviter de sortir les 400 mafieux, à la vue du risque d’attentats....Ils sont visibles en replay ; A ne pas rater. Ils en disent autant sur la mafia que sur tous les systèmes. totalitaires qui sont construits de la même façon. Des petites mains, des aboyeurs, des exécutants, des capitaines qui vont rendre des compte. Quand l’un commence à se prendre trop au sérieux, le chef le fait disparaitre
..Quand on lui demandait si la mafia disparaitrait un jour, Falcone avait répondu. « J’en suis sûr, car comme tout système humain, il est voué à l’usure, et à la disparition...Mais savoir quand, c’est une autre affaire.... »
https://bit.ly/3urCeiH Corléone, le pouvoir par le sang
https://bit.ly/3yIzOj2 la chute