« Comme personne n’a été
capable de me dire effectivement en quoi consiste le fameux crédit social
chinois, tant décrié par nos médias et commenté ici et là par des spécialistes
de tous poils essentiellement intéressés par le sensationnel au détriment
d’aller vérifier (ce qui est quand même la base du travail du journaliste) … »,
Tarte à la
crème … pas tout à fait !
Personnellement,
Je suis allé sur le Site du Sénat français ou j’ai trouvé ceci.
Audition
de Mme Séverine Arsène, chercheuse associée au Médialab de Sciences Po et
enseignante à l’Université chinoise de Hong Kong, sur le crédit social en
Chine
C’est assez proche, me semble-t-il, de ce que j’ai trouvé sur ce « torchon
de France Soir » comme vous l’aviez dit ... des journalistes tout de
même, mais qui cherchent !
De petits
extraits extrait de Madame Séverine Arsène :
« Le dispositif de crédit social répond à un problème persistant dans
la Chine d’aujourd’hui, la difficulté constante à faire respecter les lois et
règlements. Il s’agit d’un problème d’ordre public assez sérieux, vu comme
ralentissant le développement de l’activité économique. L’idée générale, qui a
émergé progressivement au cours des années 2000, puis 2010, a été de se doter
d’un système pouvant articuler de manière assez fine des incitations et des
sanctions dans la vie quotidienne des individus et des entreprises. Comme nous
allons le voir, le passage de l’idée à la réalisation présente toujours
quelques complications ».
…
« Il
existe deux grands types de dispositif. Il y a d’abord
des listes noires, qui fonctionnent un peu comme des listes d’interdit
bancaire ou des casiers judiciaires, interdisant l’accès, pour les personnes
qui y figurent, à certains types d’emplois, certaines sources de financement ou
imposant des restrictions à leur consommation (par exemple pour la mobilité et
le transport aérien). »
…
« Il
existe par ailleurs une sorte de permis à points, à base de notes, qui servent
surtout à mettre en valeur des personnes ayant fait de bonnes actions dans leur
domaine, et à stigmatiser publiquement des personnes qui ont été sanctionnées
pour des manquements à la législation. En 2014, l’État central a publié un
document, intitulé « programme pour l’établissement d’un système de
crédit social », qui concrétisait ce projet. Il consistait à donner un
mot d’ordre afin que toutes les administrations chinoises (ministères,
provinces, municipalités) établissent, chacune pour son propre domaine de
compétence, une stratégie pour la mise en place de ce type de dispositif. Nous
avons ainsi assisté au développement très décentralisé d’un patchwork de
dispositifs de crédit social ».
Tous
ceux qui sont intéressés par le sujet peuvent aller s’informer sur le site du sénat !