@Pierre
Précision supplémentaire :
La première interview de Protassevitch s’est fait dans le cadre d’une émission régulière dont c’est le style général, « interview choc », et non pas dans une ambiance « spéciale » pour Protassevitch, même si l’émission a fait un bon score, et continue sur le net, avec plusieurs versions, dont trois intégrales, la première, éditée par la chaine qui a produit l’émission, étant celle-ci, bénéficiant désormais de sous-titres corrects en anglais, établis par la chaîne elle-même, et non pas par Google.
https://youtu.be/Ov1K-f930UA
Néanmoins, il faut un compte « Google » pour y accéder, à travers plusieurs « filtres » d’« avertissement », ce qui peut s’apparenter à une censure. ...Au vu de l’ensemble, on comprend bien pourquoi : même si Protassevitch était encore sous le coup compréhensible de son arrestation, il est en fait déjà très spontanément coopératif, et les accusations de « tortures » n’étaient déjà plus crédibles dès ce moment.
Une étude juridique de son cas, publiée à peu près en même temps, expliquait déjà qu’au vu de sa coopération avec l’enquête, et selon les remises de peine codifiées par la loi biélorusse, il ne risquait déjà plus, au maximum, que six ans de prison, sauf éventuelle procédure provenant de la RPL, où il a évidemment exercé autre chose que du « journalisme », dans le bataillon Azov.
Mais aussi bien pour des raisons géopolitiques que diplomatiques, il parait improbable que Loukachenko le livre à la RPL. Cela semble même être exprimé par Protassevitch comme une sorte de d’échange de parole. Si « échange direct » il y a eu entre le Président et lui, ce qui n’est pas impossible, c’est vraisemblablement sur ce point qu’il a porté, et non sur des coups...
De plus, il n’avait que 19 ans à l’époque, et se croyait certainement enrôlé dans une unité plus ou moins officielle, et en tout cas, réellement approuvée par l’Etat ukrainien, ce qui est bien le réel scandale, et même, le réel crime, dans cette affaire, qui pousse donc de très jeunes gens à devenir des assassins fascistes.
Luniterre