Bonjour Patrick Adam,
Chose promise chose due. Tu l’as donc écrit ton article et je vois que tu reste fidèle au point d’interrogation : crépage de chignons en perspective.
Je pense que le problème avec la loi Taubira c’est qu’elle intervient un peu tard. Une telle loi qui est tout à fait respectable aurait du être votée au moment de l’abolition définitive de l’esclavage en 1848. Car il est vrai que les possibles descendants d’esclavagistes n’ont pas à se repentir des injustices commises par leurs ancêtres. Mais je ne pense pas que cette loi appelle au repentir des français mais plutôt à la mémoire d’une injustice qui a existé sur le sol français et qui continue d’exister sur d’autres territoires. A la question l’esclavagisme... un mal franco-français ? Bien-sûr la réponse est non. Tout le monde le sait et personne ne peut le nier. Mais tout le monde sait également que la France est un pays qui donne de l’importance aux notions de droit, de liberté et de justice et dans cette perspective une telle loi ne pouvait qu’être votée et je ne pense pas que ça puisse réellement déranger les français de toute façon. Quant aux autres pays on n’a pas à leur dicter quoi faire. Et concerant les pays arabes c’est une autre histoire. Etant donné qu’il s’agit de pays à majorité musulmane et que l’esclavage n’est pas interdit par l’Islam, il est même légitimé, il ne faut pas compter sur ces pays-là pour obtenir une quelconque repentance.