Bonjour Fergus.
J’ai le ressenti que nous sommes coincés entre un
discours tantôt injonctif, tantôt moralisant concernant le fait de se faire
vacciner et malheureusement beaucoup d’incertitudes concernant l’efficacité des
vaccins et de fluctuations sur les explications diffusées. Il y a beaucoup de
mauvaise foi de part et d’autre ce qui arrange tout. Nous pourrions nous
plaindre de nos concitoyens mais je rappelle que c’est un exemple qui vient de
haut. C’est pourtant possible, il me semble que B Cazeneuve au plus fort des attentats
avait réussi à tenir un discours équilibré et responsable. Heureusement. Il est
vrai que c’était intense mais sans comparaison sur la durée et la complexité.
Je ne dis pas que c’est facile mais pourquoi ne pas être
plus responsable et authentique et poser clairement les limites de ce que l’on
sait et peut à des citoyens censés être responsables. Je ne peux m’empêcher de
penser au nuage de Tchernobyl. J’avais naïvement cru que l’on ne verrait plus
cela. Ici nous n’avons pas affaire à un mensonge national massif et assumé mais où est la
vérité ? Sûrement relative et évolutive mais cela s’explique et nous
sommes aptes à le comprendre.
Du coup, les autorités empruntant ces chemins, autorités
scientifiques, politiques, morales selon une posture prise souvent par les médias
mainstream, se mettent elles-mêmes dans la situation d’avoir à agiter la peur
et aussi l’intimidation comme argument définitif. Et qu’est-ce qui va rester
comme prochaine étape si la maladie se maintient et s’accentue ? Est-ce
une fatalité ?
Par ailleurs je suis horripilé par le choix du langage
de l’amplification ( augmentation de 10% , deux fois plus etc ..sans préciser d’ où l’on part ni qui
est concerné) pratiqué le plus souvent
par les médias. Pour qui se prennent ces gens pour nous parler ainsi du soir au
matin et pour qui nous prennent-ils ?
Je pense que nos vivons pleinement le revers de la médaille des pratiques adoptées par les partis et les médias, ne plus vraiment nous regarder comme des citoyens.Je pense aussi que nous ressentons qu’ils n’ont pas vraiment envie de s’amender.