Merci aussi de ne pas oublier que ce sont les ouvriers et le petit peuple blanc qui se sont battus en 1793 et 1848 pour que soit abolit l’esclavage.
c’est bien ces histoires à l’eau de rose, colportées transmises de générations en générations par les esclavagistes, pilleurs, violeurs et bourreaux d’hier, qui ne cherchent encore une fois de plus qu’à travestir la VERITE.
Espérons qu’ils sachent lire, en voilà de la lecture, sale raciste :
Des chefs africains ne se laissèrent pas convaincre par les négriers. Ils s’opposèrent à la traite, tout au moins dans un premier temps. Mais il faut reconnaître que les négriers avaient des moyens détournés pour parvenir à leurs fins. Par exemple, des chefs africains s’endettaient auprès de leurs partenaires européens. Ceux-ci pouvaient exiger le remboursement de leurs créances ou la fourniture d’esclaves. Si le débiteur n’en avait pas les moyens financiers à ce moment précis, que lui restait-il à faire sinon que d’accéder à la demande de son créancier ? S’il n’était pas encore impliqué dans la traite, l’y voilà ! S’agissait-il d’un fournisseur ?c’était la fuite en avant. En tout état de cause, les négriers pouvaient s’ingérer, le cas échéant, dans les affaires intérieures d’un royaume et provoquer la chute du souverain, à l’instar de ce que l’on observe çà et là aujourd’hui en Afrique et dans d’autres parties du monde.
On sait que l’une des causes du coup d’Etat de 1818 ayant abouti au renversement du roi Adandozan du Danhomè (1797 - 1818) fut son hostilité à la traite négrière. Le souverain estimait en effet que « le pays pouvait tirer meilleur profit de l’esclave si on l’utilisait à cultiver la terre. Il réprouvait la guerre elle-même, dans laquelle son peuple perdait un sang et des bras précieux » . La suite, on la connaît. Un Portugais d’origine brésilienne, Francisco Félix de Souza, habile négrier, intervint avec l’aide des princes et des dignitaires mécontents de la politique d’Adandozan, et Gankpé, frère du roi et chef d’armée, accéda au trône sous le nom de Guézo. Du reste, au début, les Européens ne demandèrent pas l’avis des Africains avant de se servir en esclaves par la force lorsqu’ils en avaient les moyens ou l’opportunité. Et cela avec ou sans le consentement de leurs gouvernements. Ce fut le cas avec Nuno Tristâo et Antao Gonçalves lors de leur voyage d’exploration qui les conduisit au Cap Blanc en 1441 : ils capturèrent des Africains qu’ils emmenèrent à Lisbonne où « ces prisonniers éveillèrent un grand mouvement de curiosité » . Cet acte se répéta et devint systématique à partir de l’année 1442 - 1443 qui pouvait être considérée comme celle du démarrage effectif de la traite négrière atlantique, en attendant son officialisation en 1517. C’était à l’occasion du second voyage de Nuno Tristao qui l’amena dans la baie d’Arguin : il captura un assez grand nombre d’Africains, et cela conformément aux instructions du roi qui « avait donné l’ordre de tuer ou de capturer tous ceux que l’on rencontrerait » . En 1444, Zourara parla dans sa chronique de la capture à Arguin de 165 hommes, femmes et enfants. De son côté, un certain capitaine Lanzarotte de Lagos (Portugal) vendit 235 esclaves le 8 août 1444. Tout cela se faisait sans qu’on demandât même leur consentement aux Africains. Le mouvement s’accéléra au fur et à mesure que la nouvelle de l’enrichissement des négriers se répandait. Des émules surgissaient, tel Hawkins, aventurier anglais qui parcourut la côte occidentale d’Afrique, s’attaquant aux villages littoraux, s’emparant des hommes par la force, « utilisant très rarement les transactions pour les obtenir » . Pour couronner son action, la reine Elisabeth I lui fit don en 1502 d’un vaisseau armé « destiné à la chasse aux esclaves » . Bref, la pression était forte, et, le cas échéant, les négriers fomentaient des guerres entre Africains, jouant les uns contre les autres, en vue d’avoir leur « marchandise humaine ». Ecoutons à ce sujet l’un d’eux, Théodore Canot, qui écuma la côte de Guinée du Rio Nunez à la Sierra - Leone de 1820 à 1840 :
« J’affirme sans hésiter que les trois quarts des esclaves exportés d’Afrique sont le fruit de guerres fomentées par la cupidité de notre propre race » .
03/09 22:07 - DANIEL
@ IP:xxx.x18.1.89) le 18 mai 2006 à 12H22 A ce courageux xxx qui me traite de sale « raciste » (...)
11/08 22:11 - Wrisya
Bonsoir Mme. Ka, Je viens de voir votre propos concernant l’autorisation de l’islam (...)
06/08 12:28 - madenspacher
J’ai vécu 18 mois à Dakar.Sur l’île de Gorée ou j’ai fait la traditionelle (...)
04/08 23:46 - Yoyotte
Bonjour, Mon point de vue tient dans ce lien http://www.yoyotte-armee.com/esclavage.htm (...)
31/05 17:26 - GRL
31/05 13:33 - MDV
C’est parce qu’il a le mérite d’être bien plus franc que vous, qu’il (...)
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