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Commentaire de

sur L'esclavagisme... un mal franco-français ?


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(---.---.1.89) 18 mai 2006 12:47

voici aussi les infos qu’on peut lire sur ces forums « blacks » dont vous parler :

Racisme légalisé aux Pays-Bas ? Projet gouvernemental d’expulsion des Antillais néerlandais 15/05/2005

Les innovations ne manquent pas dans cette Europe contemporaine, en construction et en consultation, à certains égards flirtant avec les limites du droit, souvent en dehors de celles de la morale, exploitant un fond historique consensuel sur le traitement des Mélanodermes d’Europe. Ainsi un projet de loi juridiquement impensable est à l’étude aux Pays-Bas, qui, prétextant la délinquance des Antillais, obtiendrait d’expulser du territoire continental les originaires des îles néerlandaises qui ne justifieraient ni d’une activité professionnelle ni d’une formation en cours !

D’une part la stigmatisation confinant à l’identification d’une population avec les délits de délinquances ne nous change guère de l’époque servile ou un Noir, originaire plus ou mois direct d’Afrique était à priori donné pour vagabond, attiré vers les pires penchants humains ; cette représentation du Nègre demeure à l’état latent dans la plupart des anciennes métropoles et singulièrement aux Etats-Unis de façon officiellement affirmée où, sondages à l’appui, la majorité blanche considère plus violente la population noire. Désormais aux Pays-Bas, l’équation Antillais=Délinquant est politiquement correcte.

L’autre indigence consiste à décréter implicitement la fin des délinquances avec celle de la présence de populations mélanodermes, quand bien même toutes les sociologies, même les plus conciliantes aux idéologies racialisantes reconnaissent que la déviance est un fait invariant de société. Une constante observable dans toute chose sociale organisée, plus encore dans les sociétés modernes individualistes, à contrôle social lâche que dans les sociétés dites traditionnelles ou non capitalistes.

Sur le plan strictement juridique, le B A BA de l’existence de l’Etat comme entité juridique entière est sa continuité territoriale, au nom de laquelle des institutions centrales ont force légale dans toute l’étendue du territoire, continental et insulaire. Ainsi l’on ne saurait expulser un citoyen de son état au motif qu’il se trouve dans une commune, une province, une partie du territoire dont il n’est pas natif. Aussi incohérent que cela paraisse c’est pourtant le sens du projet de loi en étude aux Pays-Bas et qui, dans le silence des conciliabules des faiseurs de lois et des esprits mélanophobes, fait déjà des envieux par ailleurs... C’est comme si en France on conditionnait l’entrée d’un Bordelais, d’un Marseillais, d’un Corse à Paris au fait qu’il y ait une activité professionnelle ou de formation.

Bientôt, sous le couvert bien fardé du pathos de l’universalisme qui fait corps avec la parure avenante des pratiques politiques les plus scélérates, on verra cette disposition-test d’expulsion du territoire blanc des Mélanodermes vers leurs îles métastaser, avec des variantes locales dans les autres nations européennes anciennement esclavagistes. En clair une assignation à résidence dans un ghetto noir ; la réalité de Noirs libres partageant le même espace vital que les Blancs n’étant toujours pas intégrée comme une situation politique « normale » dans les anciennes nations colonisatrices, au moins auprès de leurs représentants.

D’ailleurs cette disposition ne serait en France qu’une redite, puisqu’il en fut ainsi à l’époque napoléonienne qui prohiba l’entrée des « Africains » des colonies en métropole...

Rita Verdonk le ministre à l’Intégration et à l’Immigration porteur de ce projet, enlève une épine du pied à quelques uns de ces homologues, en prenant la tête d’une initiative qui même si il n’était pas appliquée complètement, pour impensable qu’elle est, n’aurait jamais existé dans le contexte et la tradition juridiques européens. Son existence sème une graine qui sera l’objet d’utilisations ultérieures, et sonde le potentiel d’illégitimité, d’illégalité et d’amoralisme que recèlent beaucoup trop de décideurs et institutions européens face aux problématiques post-coloniales en général.

Il faut noter que l’article du Nouvelobs.com que nous reprenons en totalité relate des faits, probablement avec une grande exactitude journalistique, mais sans donner le moindre point de vue. Qui ne dit mot... Il suffira de serrer de près la ligne éditoriale de cette entreprise d’information sur l’esclavage et la traite négrière transatlantique, sachant Jacques Julliard le directeur délégué à la rédaction du Nouvel Observateur est un des primo-signataires de l’appel abscons contre « les ratonnades anti-Blancs », une schizophrénie mélanophobe.

PAYS-BAS Vers l’expulsion des jeunes Antillais « à problèmes » ? NOUVELOBS.COM | 12.05.05 | 15:23

Un projet de loi, présenté vendredi en Conseil des ministres, prévoit qu’entre 16 et 24 ans, ces Néerlandais puissent être expulsés des Pays-Bas. Le gouvernement de La Haye a déclenché une vive controverse avec un projet de loi, qui devrait être présenté vendredi 13 mai, visant à restreindre l’arrivée des jeunes des Antilles néerlandaises, pourtant partie intégrante du royaume, et à expulser les fauteurs de troubles. Le temps des « gâteries » est terminé, a expliqué mercredi le ministre à l’Intégration et à l’Immigration, Rita Verdonk, dénonçant « les jeunes qui, lorsqu’ils descendent de l’avion à Schiphol, pensent qu’un scooter et un téléphone mobile est à leur disposition ».

« Les jeunes qui ont un boulot ou suivent des études ne sont pas concernés », a assuré ce ministre à la réputation de « dure », pour avoir décidé en 2004 l’expulsion de 26.000 demandeurs d’asile déboutés mais dont certains résident aux Pays-Bas depuis plus de cinq ans.

Passeport

Le projet de loi, qui devrait être présenté vendredi lors de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, prévoit que les jeunes des Antilles néerlandaises âgés de 16 à 24 ans ne seront admis à résider dans les Pays-Bas « continentaux » que si, dans les trois mois après leur arrivée, ils suivent une formation ou disposent d’un travail.

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Ceux qui seraient condamnés pour crimes ou délits seraient, une fois leur peine exécutée, renvoyés dans leur île. Les mineurs devront avoir un tuteur. « Je pensais que les Antillais étaient aussi des Néerlandais, mais apparemment, cela n’est pas le cas », déclarait jeudi dans le quotidien Trouw, Roy Pieters, président de la fédération des associations antillaises. « Tous les Néerlandais sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres ». Plusieurs juristes interrogés jeudi par la presse avaient des doutes sur le fondement juridique du texte, les Antillais disposant d’un passeport néerlandais. Mais Rita Verdonk a assuré que ses services juridiques avaient donné leur feu vert.

Chômeurs et délinquants

Le ministre s’est assuré l’appui du ministre des Relations du royaume Alexander Pechtold, chargé des liens entre les différentes composantes du pays (Pays-Bas « continentaux », Antilles néerlandaises et Aruba), mais le Premier ministre antillais, Etienne Ys, ne décolérait pas. « Restreindre la liberté n’est pas la solution », a-t-il déclaré.

Selon l’agence néerlandaise ANP, Etienne Ys va demander au Premier ministre, Jan Peter Balkenende, que ce texte soit retiré de l’ordre du jour de vendredi.

Selon Roy Pieters, quelques 350 Antillais « posent problème », sur une population de 130.000 personnes. Le ministère de l’Intégration et de l’Immigration estime qu’une moitié des Antillais de moins de 25 ans est au chômage, et que un sur neuf est délinquant, contre un sur 40 dans la population générale.

Leurs propres problèmes

L’opposition de gauche est montée au créneau, le député social-démocrate, Jeroen Dijsselbloem, dénonçant dans le journal Volkskrant un texte « inhumain et juridiquement intenable ». « Ce serait comme d’interdire à des jeunes de venir de Texel (une des îles frisonnes, ndlr), parce qu’ils sont délinquants », estimait pour sa part la chef du groupe parlementaire des Verts, Femke Halsema. « Le pays va rétrécir ».

Seul le populiste Telegraaf, premier quotidien du pays, se félicitait de ces mesures, estimant que « il avait fallu le temps » pour qu’un tel plan aboutisse. "Beaucoup trop de jeunes Antillais défavorisés cherchent le salut dans notre pays où ils se comportent comme des voyous« , assurait le quotidien dans un éditorial, ajoutant que »les Antilles néerlandaises ont transféré leurs propres problèmes sur notre pays".


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