@Lynwec
« Rien ne
s’oppose à l’idée que la révolution française ait été la première révolution
colorée que nous connaissons, la manipulation des masses ne datant pas d’hier. »
Cette hypothèse n’a rien d’un
scoop !
Tout le monde sait qu’il s’agissait
d’une « révolution bourgeoise », les affairistes ayant besoin de
nouvelles règles que celles de l’ancien régime qui les empêchait de développer
leur business et concurrencer les Anglais qui avaient déjà fait la leur et
investissaient partout.
Or, dès que les trois ordres
(noblesse, clergé et tiers-état) ont cédé la place à la notion de « citoyens
égaux » (devant la loi, hein, pas autre chose), les directoire s’ext
transformé en Empire, le Premier Consul en dictateur et une noblesse d’Empire
(la bourgeoisie d’affaires) a pris la place de l’ancienne, qui n’avait d’ailleurs
pas disparu puisqu’elle a ressurgi sous deux restaurations (mais n’a pas
rétabli les trois ordres).
Restait à se débarrasser du
joug de l’église catholique sui restait prégnante avec le concordat et, malgré
la perte de son statut privilégié, avait conservé des monopoles dans les
écoles, l’état-civil (baptêmes, mariages, enterrements), les écoles et même la
justice : les salles d’audience des tribunaux restaient affublées des crucifix
qui étaient supposés garantir l’équité des jugements par la protection divine. Ce nettoyage a été le boulot des frères trois
points sous le nom de laïcité. Mais tout le monde sait aujourd’hui que les grandes
figures de la troisième république, Thiers, Jules Ferry , Gambetta (dont
les noms ornent toujours les plus belles avenues de nos préfectures, n’étaient
ni des saints ni des philanthropes, mais les serviteurs des banquiers et des
industriels.