Bien vu M. Martin
Si vous m’y autorisiez, je serais tenté de résumer votre article en : « contre le stress rien ne vaut un zeste d’Epicure »
Quoique Epicure n’était pas vraiment un dilettante ou disons qu’il devait être une sorte de dilettante très raisonné.
Car autant le stressé, celui qui se sent dépassé par une tâche ou un objectif inatteignables, peut tomber dans la déprime et donc dans l’incapacité d’énergie de travail, ce qui est une catastrophe pour tout employeur, autant le dilettante ultime est un oisif et un jean-foutre, je parle du dilettante déviant naturellement, et cela aussi est un drame dans une entreprise.
Mais ce n’est pas à un consultant en RH dont le CV impose le plus grand respect, que je vais apprendre qu’en cette matière (comme dans toute matière humaine) il faut se garder de toute certitude.
Je connais une boîte où les dilettantes (authentiques, s’entend !) étaient les rois et qui a été bradée lamentablement dans un secteur où la consommation se maintient pourtant fort bien : l’huile de table. Et je connais une autre boîte dont le slogan du PDG était : « un bon cadre est un cadre stressé » et qui surmonte depuis plus 40 ans tous les obstacles pour sa survie dans le difficile monde des équipementiers automobiles...
Alors que faire ?
Peut-être faudrait-il accepter que l’équilibre (dont nous avons le plus grand besoin) ne peut venir que du mélange de nos différences ?
Mais là on sort carément des RH pour entrer dans les RS (Ressources Spirituelles)
Je pense finalement que la bonne boîte, celle qui va survivre, est celle où l’on trouve de tout : des pros austères et grincheux pour les tâches ardues, des joyeux boute-en-train pour détendre l’atmosphère avec la dernière vanne pourrie, des séduc-teurs et -trices pour ajouter une pointe de romantisme, des vindicatifs / expéditifs pour calmer le jeu vite fait quand ça déborde, des besogneux gentils et ordonnés pour ranger le bazar laissé par les foucards du marketting, des caméléons pour se fondre dans le décor et tutti fruiti...
Je pense cela car tant qu’on n’aura pas trouvé la recette, il vaut mieux laisser faire la nature ou le hasard. Et au train où vont les choses en matière de rationalité de l’humanité, c’est pas demain la veille qu’on trouvera l’équation, allez !
Qu’en pensez-vous ?