Pour ce que mon opinion et mes positions peuvent influer sur le monde (c’est à dire, pratiquement pas), j’ai toujours été opposé à l’intégration au sein de l’OTAN d’anciens pays du bloc de l’Est.
D’abord parce que l’OTAN est avant tout un instrument de domination des U.S.A. sur le monde occidental et, en particulier sur l’Europe.
Ensuite, parce que je ne crois pas que le « communisme » soit « le mal » et qu’une dictature dite capitaliste n’est pas, à mes yeux, moins inexcusable qu’une dictature dite communiste.
Enfin, parce que face à un ours, on ne menace pas, on l’abat, si on le peut, ou on lui « fout la paix » !
Vouloir intégrer les anciens pays du bloc de l’Est à l’OTAN était non seulement une erreur stratégique et aussi une insulte à la fierté nationale Russe, mais également une forme d’agression larvée, une survivance de la guerre froide.
La solution de « Finlandisation » proposée par Poutine était la solution raisonnable et profitable à tout le monde ... Et surtout aux Ukrainiens.
Mais ce temps là est passé, l’occasion a été ratée.
L’Ours est en furie et il faut maintenant gérer sa colère.
Poutine a commis là une erreur historique et un acte répréhensible que nous n’avons pas les moyens de rectifier.
L’Ukraine et la Russie vont devoir, chacune à son niveau, devoir en subir les conséquences, pour longtemps.
Mais comment repousser le Russie de Poutine sans la pousser dans ses derniers retranchements et sans l’humilier plus qu’elle ne l’est déjà ?
J’avoue mon incapacité à concevoir une solution qui ne tourne pas au désastre mondial, à part peut-être, laisser Poutine et ses armées écraser le régime de Zelenski et tenter ensuite de les ramener progressivement, par des mesures de rétorsion strictement proportionnées, à leur solution initiale, à savoir la Finlandisation (ce qui revient tout de même à sacrifier les Ukrainiens à la « Real Politique ».