La
peur.
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Ce qu’Emmanuel Macron et ses soutiens craignent
par-dessus tout, c’est une abstention magistrale de nature à ébranler la
légitimité du stratagème qui pour la deuxième fois consécutive est de nature à
donner le pouvoir pour 5 ans sans contre-pouvoirs opposables à une minorité.
Plus l’abstention (ou le vote blanc)
sera magistrale, plus le pouvoir sera ébranlé et plus il sera difficile pour
ses soutiens et les médias de minimiser le problème démocratique que pose cette
élection-ci (deux fois de suite !)
et ce scrutin et nos institutions en général. Tout le monde le sait.
Il
en sera de même pour les candidats du 1er tour désavoués en réalité par leur
supposé électorat et qui se sont empressés de faire un appel au vote Macron.
C’est
trop facile à la fin de jouer dans l’entre-soi des élites médiatiques et
politiques avec les campagnes électorales, les sondages et les électeurs. Ce
sera le booster nécessaire pour l’approfondissement de l’union populaire en vue
des législatives. Le 3ème tour. Une opposition conséquente qui sera en mesure
de soutenir la résistance et le combat social indispensables .Pas question de
se faire rouler une fois de plus.
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Dans
l’hypothèse d’une cohabitation, la macronie sera réduite à la gestion du
pouvoir institutionnel formel sans les outils du gouvernement. La cohorte de
ceux à qui une place a été promise et de
ceux qui cherchaient à se placer s’effritera. Le retour à un pilotage
démocratique avec l’implication et l’arbitrage des citoyens pourra être
préparé. Le mouvement social se consolidera et se structurera autour de la
construction d’une réponse politique durable.
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Dans
l’hypothèse improbable d’une victoire de Marine Le Pen, apparue comme déjà
fatiguée et hésitante, elle serait mise en cohabitation avec des forces économiques
s’en donnant à cœur choix avec la faiblesse de sa réflexion économique et une
Macronie et sa clientèle toute mobilisée à resserrer les rangs pour reprendre
le leadership. Le mouvement social serait conduit une fois de plus à la
division et l’errance.