« Connais
ton ennemi et connais-toi toi-même ; eussiez-vous cent guerres à soutenir, cent
fois vous serez victorieux » nous dit Sun Tzu, dans l’art de la guerre !
Une maxime plus que jamais à propos dans le contexte actuel. Dans sa
conclusion, l’auteur nous dit : « qu’en sera-t-il du monde à
venir ? Les QE resteraient-ils la « propriété » de
l’Occident ? Viendraient-ils à être partagés entre les puissances
financières occidentales et celles montante du monde ? Si cela viendrait à
être, y aura-t-il un consensus entre
les puissances financières pour le bien de l’humanité ou y aura-t-elle un
risque de fragmentation du monde ? ». Et plus haut : « le
rouble russe est en train de devenir une monnaie internationale depuis que la
Russie, suite aux sanctions occidentales – guerre en Ukraine déclenchée par
l’invasion russe, le 24 février 2022 –, a exigé que les pays d’Europe doivent
régler leurs importations de pétrole et de gaz en rouble et non en euro. »
En fait ce que l’auteur semble ne pas vouloir admettre, c’est que le monde est DÉJÀ fragmenté, et depuis longtemps, à l’évidence, en ce
qui concerne la Russie. Et le fossé s’est radicalement creusé depuis précisément 2014, le début de la
guerre au Donbass, et les premiers trains de sanctions économiques qui ont
suivi. Si la Russie résiste aujourd’hui aussi bien c’est précisément parce qu’elle
a appris, depuis 2014 au moins, à développer une économie endogène, sinon relativement
autarcique, désormais. Malgré tous les défauts qu’on lui impute, la Russie
survit sans dette significative, tant intérieure qu’extérieure, et avec une
balance commerciale excédentaire, même si nécessairement réduite. En clair, la Russie se passe totalement
d’une politique de QE ! En face de ça, l’auteur s’escrime à nous
expliquer l’interdépendance du reste du monde, ou presque, et y compris de la
Chine, effectivement bien vu, à la politique de QE de l’Occident
banco-centralisé. La Chine ne constituant, en fait, qu’un type plutôt encore
plus avancé, par certains côtés, genre « crédit social », de
banco-centralisme.
Une politique de
gestion et de développement économique endogène, libre du système QE-« planche à billets »,
c’est donc possible, et c’est pourquoi tous ceux qui rejettent le
banco-centralisme doivent soutenir la Russie dans sa guerre en Ukraine, qui, on
le voit bien avec cette « analyse » de l’auteur, si on sait la
déchiffrer, est donc bien, en réalité, une
guerre contre le banco-centralisme !
Luniterre