Despre Rusia : psihologie şi politică , publié le 19 mars 2014 par Alexandru Mamina
Texte
absolument remarquable de A.Mamina.
Quand il
écrit que l’Occident n’a pas compris la psychologie russe, cette « incompréhension »
mérite un commentaire. L’Occident (Custine …) a bien compris que cette
psychologie était différente de la nôtre, assez nulle dans l’ensemble, et qu’il
fallait absolument la combattre car primitive, anti-progressiste. Point de vue
contredit cependant par l’épisode soviétique, avec l’égalité hommes-femmes, la
condamnation de l’aliénation religieuse …
Du coup, c’est moi qui n’y comprends
plus rien, avec mes catégories et petites boîtes de rangement. Mais je me
rassure, la Russie est revenue à ses constantes immémoriales, l’épisode
soviétique fut un accident : les Russes ont voulu faire plus et mieux que l’Occident,
mieux que la Révolution française
et ils se sont plantés en beauté, ces prétentieux.
Le passage sur l’évolution de la
psychologie russe vers l’individualisme, le consumérisme, vers les valeurs
occidentales mérite qu’on s’y arrête, car cela va décider de l’avenir de l’Ukraine
et de cette guerre.
Soit les Russes deviennent « raisonnables »
et admettent la supériorité occidentale en matière d’armes, de commerce, de
respect du Droit et s’engagent dans une négociation où le statut du Donbass et
de la Crimée seront discutés, sorte de super Minsk.
Soit les Russes reviennent à leur
mentalité de 1941, avec Poutine dans le rôle de Staline, les ukronazis et leurs
mentors occidentaux dans le rôle des nazis, et tout peut arriver, dans le pire
plutôt que dans le meilleur.
Je crains que ce soit plutôt le second
bras de l’alternative qui l’emporte. Pourquoi ? Parce que les Russes
ressentent physiquement le mépris voire la haine que leur porte le monde anglo-saxon
et ses obligés. On en revient à Custine. Et cela, ils ne peuvent le supporter.
Ils sont prêts à s’amender, à évoluer, mais dans le respect mutuel. Si ce
respect n’existe pas, alors plutôt la guerre totale, quitte à la perdre.