@gruni
Votre liste de médias russes que vous mettez en lien est assez
complète.
Mais cette liste ne vous permet que d’ouvrir le site en
Russe. Avez-vous fait l’effort de faire traduire quelques articles ? Vous
ne répondez pas. Comme je soupçonne que vous n’êtes pas russophone, votre liste
ne vous sert à rien, mis à part peut-être quelques titres en Anglais si vous
êtes anglophone. Votre lien, c’est donc du pipo quant à la connaissance des
médias russes.
Cette liste est d’ailleurs orientée dans ses commentaires : Novaïa Gazeta est
en effet un journal « indépendant » souvent menacé par le pouvoir, qualifié comme
seul indépendant ou presque, mais Nezavissimaïa Gazeta est aussi un journal
indépendant, ce que ne dit pas le commentaire de votre lien qui le qualifie « d’influent ».
Pour notre presse mainstream et les otaniens, n’est
considéré comme « indépendant » en Russie que tout ce qui est radical,
comme si chez nous les seuls « indépendants » étaient les médias
genre Egalité et Réconciliation ou les journaux d’extrême droite très mal vus
de notre pouvoir comme Valeurs Actuelles. C’est con.
Il y a une censure en Russie, c’est évident, surtout en
période de guerre. Ce qui n’exclut pas l’existence de journaux de qualité,
aussi bons sinon meilleurs (moins idéologiques et partisans, plus factuels) que
Le Figaro ... (cf. Taddei qui qualifie nos médias de « journalisme de commentaire »). Si l’on ajoute I’Internet, il y a tout ce qu’il faut en Russie pour
se faire une idée assez juste de la réalité. Comme ils sont assez instruits
depuis la période soviétique, traiter les Russes de « zombifiés » comme le
fait le Figaro est une ânerie.
A propos de censure, on est pas mal servis aussi sous nos latitudes.
Youtube censure tous les sites qui ne tiennent pas le « bon discours »
sur la guerre en Ukraine, avec le prétexte « incitation à la haine ». Nos journaux non mainstream ne sont pas subventionnés, ils ne sont pas encore qualifiés d’agents de l’étranger comme aux USA, mais c’est pour bientôt (cf. le RN qui a emprunté de l’argent là où il faut pas).