@Octave Lebel
Ce à quoi aspirent nos concitoyens, c’est d’être les pions de personne, ce qui passe par un monde multipolaire et une autre construction d’une Europe politique et économique.
Bien que je doute que nos concitoyens soient aussi clairs sur leurs aspirations à l’indépendance, mais bon, vous soulignez à juste titre la nécessité d’un monde multipolaire et d’une autre Europe.
Je suis assez en phase avec cela, j’avais écrit ailleurs :
Poutine aurait pu envisager de se rapprocher d’un axe Paris-Berlin en y associant Moscou, mais voilà, il n’a pas fait le deuil de la guerre froide et de retrouver une position clé. De leur coté les européens, et plus particulièrement l’axe Paris-Berlin a fait la même erreur, rester dans ce plan issu de la seconde guerre mondiale et la « vassalité » envers les USA avec l’OTAN.
C’est l’enterrement en grandes pompes funèbres d’un espoir d’une Europe des nations indépendantes(*). Nous vivons, les derniers soubresauts de la Russie en tant que puissance mondiale. elle deviendra la zone tampon entre la Chine et une UE « annexée » par les USA et réduite à un espace économique, un 51éme état.
(*) déjà en mauvais état au constat de nos politiques étrangères menées depuis des décennies en Europe.
Poutine en été le meilleur artisan, de cette situation par cette agression assez ... contre productive pour les interets de la Russie et les nôtres. Cette affaire a pour de très longues années et décennies même, mis au rencard le simple espoir d’une Europe des Nations Indépendante. Il a même réussi la prouesse de consolider la prédominance étatsunienne sur l’Europe. .
Après, on peut épiloguer et regretter que ce soient les interets de chacun des Etats qui priment, mais c’est une réalité ...
Je ne manque pas de vous citer De Gaulle :
Mon dessein consiste donc à dégager la France, non pas de l’Alliance atlantique que j’entends maintenir à titre d’ultime précaution, mais de l’intégration réalisée par l’OTAN sous commandement américain ; à nouer avec chacun des Etats du bloc de l’Est et, d’abord, avec la Russie des relations visant à la détente, puis à l’entente et à la coopération ; à en faire autant, le moment venu, avec la Chine ; enfin, à nous doter d’une puissance nucléaire telle que nul ne puisse nous attaquer sans risquer d’effroyables blessures.
Mais, ce chemin, je veux le suivre à pas comptés, en liant chaque étape à l’évolution générale et sans cesser de ménager les amitiés traditionnelles de la France.