Le RN et
l’extrême-droite, qui laissent malencontreusement entrevoir leur ADN
en contrariant leur véritable stratégie et fonction politique. Se faire passer
pour le vrai(-faux) opposant du système en place afin de préparer une coalition
autoritaire en charge de le protéger des réformes démocratiques et économiques
que nous attendons tous et mettrons en place tôt ou tard.
Sans surprise pour les couillons de la
dernière élection (nous sommes tous en politique des anciens couillons d’un
jour) ayant reçu des leçons à leurs dépens, LREM, a désigné son véritable
adversaire la NUPES et a donné au second
tour des législatives de 40 à 50 mandats de députés au RN en le gavant au
passage de fonds publics lui permettant de rembourser ses emprunts russes ( 272
duels NUPES/macronie, 59 face à face NUPES/RN, 5 triangulaires).
Puis
reconnaissance du ventre et politesses réciproques : aide apportée
par le RN pour la présidente de l’Assemblée et cadeau de LREM de deux
vice-présidences en retour et…ce n’est pas fini bien sûr.
Très vite
d’autres couillons d’un jour qui trouvaient le RN assagi ont du
écarquiller les yeux. A la première vitrine allumée de l’Assemblée nationale,
la nostalgie de l’OAS s’est épanchée comme un message subliminal pour ne pas
oublier qui on est. Dévoilant ainsi les
arrière-cuisines et réserves que l’on entretient parce que tout peut servir
quand il s’agit de se maintenir à flot par mauvais temps. Mêmes ceux qui
entretiennent le souvenir de la flétrissure
de la République et son déshonneur.
Puis est
venue l’impossibilité de résister à
l’exploitation d’un fait divers sordide sur le dos d’une enfant et sa famille.
La cheffe en personne s’y est mise.
En faisant ressortir l’arrière-fond viscéralement
raciste et haineux de l’imaginaire des dirigeants de l’extrême-droite
(décidément le vernis est mince, Zemmour et MLP dans le même bouillon) emportés
par le même réflexe de démagogie XXL dont ils pensent qu’à coup sûr elle leur
assure l’ascendant sur leurs soutiens dont ils croient la conscience et le libre-arbitre captifs de leur propagande.
Sans jamais qu’ils ne puissent voir ni les ficelles ni les contradictions entre
les discours et les actes notamment en tant qu’élus.
Et
maintenant, le racisme spontané d’un jeune député brandi à l’encontre d’un
autre député dans l’enceinte de l’Assemblée comme un allant-de-soi argumentaire
qui plus est piteusement dénié ensuite.