https://lecourrierdesstrateges.fr/2022/11/12/prise-de-vertige-leurocratie-saute-dans-le-vide-par-florent-machabert/
La déclaration de la semaine
« L’euro est au bord du précipice » Goldman Sachs
Goldman
Sachs a baissé son objectif de cours de 0,97 à 0,94 $ contre 1 € en
raison de la divergence des stratégies monétaires entre la BCE et la
FED. La banque centrale de la zone euro a en effet expliqué dernièrement
qu’au vu des risques de récession et des signaux inquiétants envoyés
par l’industrie européenne, l’ampleur de la remontée du taux directeur
pourrait se révéler plus limitée, et ce en dépit d’une envolée de
l’inflation à plus de 10%. Inversement, aux Etats-Unis, la FED devrait
continuer à durcir encore quelques mois sa politique monétaire
(c’est-à-dire remonter les taux qui atteignent déjà 4%), malgré le
rapport sur l’emploi US qui s’est révélé plus mitigé que prévu et le
début, semble-t-il, de la désinflation (ralentissement de l’inflation)
outre-Atlantique.
Goldman Sachs dénonce également la dégradation,
assez significative, du compte courant de la zone euro, avec, en cause,
le prix croissant de l’énergie et l’augmentation du prix des biens
manufacturés en provenance d’Asie (dégradation des termes de l’échange).
« Si ces deux phénomènes devaient persister, cela pourrait avoir un impact significatif sur l’euro »,
a surenchéri Goldman Sachs, avertissement d’autant moins suspect, que,
quand on regarde ses poulains (Mario Draghi, Rishi Susnak), la banque
d’investissement semble loin de vouloir faire tomber l’UE.
Une
chose est certaine en revanche : dès que la FED arrêtera son austérité
monétaire, le dollar risque un krach qui emportera aussi l’euro (s’il
n’a pas déjà disparu), portant aux nues l’or qui reprend déjà des
couleurs (voir dossier 2).