Le numérique est et restera un... OUTIL, certes « magique » (pour des macaques malhabiles et en col blanc, qui ont peur de se salir), mais un outil quand même. Un instrument, un moyen, un ustensile.
Si les banques ne sont pas les seules à posséder cet outil, alors elles n’ont aucun avantage, n’importe que hacker ou créateur d’une économie parallèle vous le dira.
Et réciproquement, si toutes les régions de tous les pays ne disposent pas aujourd’hui de cet outil, alors ça indique qu’on parvient à s’en passer.
Si les monnaies numériques devenaient une ressource essentielle, alors les gens normaux s’en passeraient aussi vite qu’on apprend à chasser ou à poser des pièges, aussi vite qu’on apprend à cultiver des céréales pour s’en nourrir ou faire de la farine, aussi vite qu’on apprend à reconnaître les baies et les plantes comestibles, aussi vite qu’on passe du radiateur électrique au chauffage au bois, etc, etc...
Le pire, c’est qu’on a l’impression que les populations ne demandent que ça : repasser à l’huile de coude, au simple sans projecteurs, au pédibus, au manuel sans applaudissements... et qu’il ne manquerait qu’une goutte de trop, pour les faire basculer dans le naturel humble mais limpide, rustique peut-être, mais beau.
Le pouvoir du banco-centralisme, c’est celui que voit l’idiot dans son miroir.