@Jean Rébinaire
Traînent-ils tous (et toutes) des gamelles derrière eux ou sont-ils menacés de mort, ou tout simplement des pourris corrompus jusqu’à l’os ? »
Je ne crois pas, c’est autre
chose.
L’Européen est naturellement
frustré d’avoir à subir depuis plus d’un demi-siècle les conséquences des deux
guerres mondiales qui ont tué l’Europe. Les deux piliers de l’UE sont des
vaincus de la dernière, chacun à sa façon (40,45).
Avec l’aide de l’Amérique, l’Europe
a tenté un rétablissement en termes de dignité, de rayonnement et last but not
least, en termes de puissance. L’UE est l’instrument de ce rétablissement.
Son pouvoir d’attraction ne se
dément pas. Après les pays de l’Est, une tentative en direction de la Turquie,
les pays de l’ex-Yougoslavie, l’UE vise le sud du Caucase et l’Ukraine. L’UE
est une structure en expansion.
Et voici qu’une puissance
hostile lui dit STOP : vous n’irez pas plus loin. Il se trouve que cette
puissance hostile est aussi l’ennemi géopolitique traditionnel des USA. Il se
trouve encore qu’entre l’UE catholique/protestante et la puissance hostile
orthodoxe, il y a une rivalité séculaire.
Tout est réuni pour rendre fous
de rage les Européens (les partisans de l’UE, donc toute l’élite politique et
ses médias) qui ne supportent pas de voir bousculée et contestée leur marche
triomphale vers l’Est. "Comment ! Ces moujiks à peine sortis du communisme vont nous empêcher de grandir ?
On va leur régler leur compte !" D’où la russophobie délirante de nos
médias, d’où la sortie de Bruno Le Maire sur le mode « on va les tuer ». C’est
très humain et révélateur (mais indigne d’un politique comme Le Maire, Manu a heureusement corrigé).
Il n’y pas si longtemps, le
Drang nach Osten a rendu fou les Allemands. Il est en train de rendre fous (de rage) les
Le Maire, von der Leyen …