@Nicole Cheverney
Le problème est que si vous ne faites confiance ni aux organismes internationaux ni aux scientifiques vous risquez de ne faire confiance qu’à vos préjugés. Or ceux-ci sont trompeurs. J’ai longtemps douté du réchauffement climatique qui plus est anthropique dont on a commencé à parler beaucoup à partir des années 90. J’y voyais un millénarisme catastrophiste qui prenait la place de l’apocalypse nucléaire du temps de la guerre froide. Aujourd’hui les données scientifiques vont toutes dans le même sens. Le climat change rapidement, les causes anthropiques sont identifiées, cela est en train de créer des bouleversements majeurs à brève échéance (20 ou 30 ans) et plus encore à moyenne échéance (30 à 70 ans).
On peut s’attendre à une relative désertification du pourtour méditerranéen, à un réchauffement important des zones polaires et montagneuses et plus généralement à une modification des conditions climatiques dans bien des régions du monde. Le processus est déjà engagé, il est maintenant visible même si les médias ont tendance à l’exagérer en mettant toute variation et tout accident sur le dos du changement climatique alors que la variabilité est la définition du climat.
Cela ne signifie pas la fin de l’humanité mais une nécessité d’adaptation et donc un débat démocratique là où c’est possible. Ce sera long, conflictuel, difficile mais je suis un optimiste. Ce sera essentiellement la tâche de mes descendants.