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Tout d’abord, en écartant du jour au lendemain l’accord commun de
l’Allemagne et la France avec les parties en Ukraine, en imposant un
coup d’État à Kiev orchestré par Washington en février 2014. Puis avec
l’effondrement des plans de paix adoptés par les mêmes puissances
européennes et la direction de Kiev, ainsi que par Moscou, visant à
accorder l’autonomie à la population russe ethnique du Donbass au sein
de l’Ukraine, c’est-à-dire les accords de Minsk. Il convient de
mentionner que des cadres polonais avaient été impliqués dans chaque
transaction…
On ne le répétera jamais assez, car des forces puissantes s’efforcent
de transférer la responsabilité sur Moscou seul. Le dirigeant russe, Vladimir Poutine, qui, selon ses propres dires, avait même suggéré à Bill Clinton
que son pays devrait être admis dans l’OTAN, mais le président
américain a secoué la tête, souriant mystérieusement. Comment aurait-il
pu ne pas être dubitatif quand il savait que le rêve de 130 ans des
groupes capitalistes américains était de prendre le contrôle des
ressources russes ?
Cela était établi dans plusieurs doctrines du gouvernement américain
et a été reflété dans la pratique constante au fil des décennies. C’est
également dans cet esprit que l’OTAN a commencé à repousser les
frontières de la Russie après les changements de régime de 1990. Face à
cette avidité d’acquisition, Henry Kissinger a mis en garde en vain les intérêts de Washington sur CNN en février 2014 :
« Il n’est pas dans
l’intérêt de l’Amérique de réduire les Russes dans la position d’une
‘forteresse assiégée’ afin qu’ils soient forcés de montrer de quoi ils
sont capables. »
Une nouvelle génération de politiciens américains, canadiens et
d’Europe de l’Ouest qui sont incapables de voir plus loin que le bout de
leur nez ont balayé l’avertissement du diplomate vétéran. En plus des
intérêts capitalistes, d’une part, ils étaient influencés par les
descendants des banders qui ont émigré outre-mer aux États-Unis et au
Canada après la Seconde Guerre mondiale, qui ont acquis une influence
gouvernementale considérable. D’autre part, en Allemagne, leurs
descendants actuels, restent la proie d’un désir de vengeance face à
l’armée soviétique qui a vaincu les nazis, ils alimentent la
russophobie........