https://www.nextinpact.com/article/71773/profitant-dun-conge-adjudant-chef-aurait-illegalement-valide-300-techniques-renseignement
Un
membre de la cellule « renseignement » de Matignon aurait validé 300
demandes de techniques de renseignement sans les soumettre au cabinet du
Premier ministre, révèle
Mediapart. En réaction, la cheffe de la cellule qui a alerté ses
supérieurs aurait été renvoyée, tandis que le fautif aurait été promu.
La
cheffe de la cellule « renseignement » de Matignon aurait été renvoyée
pour avoir dénoncé au procureur de la République la validation par son
adjoint de 300 demandes de techniques de renseignement sans qu’elles
aient été soumises au cabinet du Premier ministre, révèle Mediapart.
« D’après le signalement au parquet de Paris, il s’agissait de
données permettant l’identification de propriétaires de numéros de
téléphone, de cartes SIM, d’adresses mail, mais aussi de factures
détaillées (les fadettes), qui comportaient la liste des contacts,
l’historique de l’envoi et de la réception de mails et enfin des données
de localisation (les zones d’émission et de réception d’une
communication, la liste des appels transitant par une antenne-relais, la
localisation des portables en veille) », expliquent nos confrères.
Les demandes formulées par les ministères (au nom des services de
renseignement) doivent en effet d’abord être vérifiées, et validées, par
la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement
(CNCTR), puis confirmées par le cabinet du Premier ministre.
Composée de trois gendarmes habilités au Très Secret Diamant (l’habilitation maximale), la cellule « renseignement »
de Matignon est précisément chargée de transmettre les demandes reçues
de la CNCTR à l’une des trois personnes au sein du cabinet ayant la
délégation de signature du premier ministre, à savoir son directeur de
cabinet, le conseiller aux affaires intérieures et le conseiller
technique aux affaires intérieures. Le but : que ces demandes soient
contresignées et transmises au groupement interministériel de contrôle
(GIC), chargées de les mettre en application.