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Allons-nous nous faire berner une fois encore par la comédie sur mesure de la
méchante extrême-droite et de la raisonnable droite ( la macronie et ce que
cela représente) pour de nouveau nous pousser à rester à la maison en nous
faisant oublier que c’est une des meilleures façon de sauver la peau du pouvoir
en place et de servir ses manœuvres. De nous rendre responsables des risques
démocratiques avec lesquels eux-mêmes jouent depuis des années (n’est-ce pas
monsieur Darmanin, fils spirituel de Sarkosy), en nous escroquant un vote sous
contrainte assorti de fausses promesses si souvent réitérées d’en tenir compte.
Allons-nous
faire semblant de ne pas avoir vu qu’aux législatives, tout ce beau monde s’est
bien payé notre tête comme jamais en se partageant les mandats puis les
vices-présidences à l’Assemblée. En rejouant ensuite la comédie de quelques
scènes de ménage tout en se retrouvant
sans aucune défaillance quand il s’est agit de faire semblant de soutenir les
plus en difficultés tout en votant la main dans la main tous les textes
protégeant les gros actionnaires contre l’intérêt du plus grand nombre et
notamment de ceux que l’extrême-droite venait de rouler dans la farine en leur
faisant croire qu’elle défendait leurs intérêts. L’extrême droite qui sans
attendre, à propos de la réforme de la retraite et du sursaut démocratique que
cela a déclenché, n’a pu plus longtemps cacher ses véritables références
économiques en se déshonorant et se
disqualifiant récoltant l’ultime hommage bien mérité, celui du MEDEF.
Allons-nous encore nous laisser abuser par ce qu’elle
cherche à cacher, à repousser dans l’ombre, le véritable rôle politique qu’elle
joue et son objectif central. Sauver un système quand il commence à trembler
sur ses bases. Préserver l’essentiel des
outils qui garantissent et permettent la domination des oligarchies économiques
en place.