@chantecler
Passé,
présent, futur comme un éternel retour (un bégaiement en fait) espéré.(1/2)
Le
fonds de commerce de l’extrême-droite consiste à flatter, créer et entretenir
l’ignorance et la bêtise en l’associant si possible à l’indignation voire la
colère avec le paradoxe qu’elles peuvent être justifiées mais détournées en en cachant les causes réelles et/ou profondes. Vieux
cocktail reçu dans un héritage qui vient
de loin mais toujours au cœur de son ADN. Parce qu’il lui est vital,
quoiqu’elle dise, de préserver ces fondamentaux de politique politicienne. Elle
a besoin en effet viscéralement de conserver cette clientèle inespérée et
précieuse qui rend possible cette performance de la faire penser puis voter
contre ses intérêts au profit des supernantis comme ces milliardaires des
médias qui méthodiquement avantagent le temps de présence et donc la diffusion
de la propagande de l’extrême-droite dans leurs canaux.
Sans
ce filon et d’autres réservoirs de voix qu’elle entretient plus ou moins
discrètement (un fond de xénophobie ou de fascination pour la violence verbale
plus tenus dans ses marges maintenant , l’amertume de groupuscules religieux
réactionnaires, le goût des régimes autoritaires, le goût pour une
falsification assez méthodique de l’histoire), qui nourrissent son encadrement et
ses élus, visibles dès qu’on gratte un peu les apparences, elle sait bien
que la notabilisation et la banalisation qu’elle recherche depuis toujours ne lui
permettra jamais de faire le poids autrement que perché sur un château de
cartes à la merci des courants d’air, ce que le public qu’elle espère conquérir
sait et voit très bien en redoutant les lendemains d’un instant d’inconscience.