@Wladimir
Ok, en fait on ne parle pas de la même chose :
vous, de morale (ou éthique…) et moi, de perception.
Il faudrait donc définir ce qu’est la spiritualité et
c’est la boite à Pandore. Et d’autant plus que l’endroit, ici, est pas mal
agité pour ce genre d’exercice. Et, ceux du fil de cet échange, ont compris que
je suis moniste (l’esprit et la matière n’existent pas sans l’autre). Ce n’est
pas un paradigme occidental, historiquement monothéiste, maintenant
matérialiste (et les deux antinomiques, et nous dans ce merdier...). Il me faudrait
de bons développements pour commencer à faire sentir à quoi ça ressemble, tout
ce que cela implique.
Sur votre sujet, pour ma part, j’utilise le
curseur bienveillant/malveillant, plutôt que bien/mal (l’enfer pavé de bonnes
intentions, le mal nécessaire, les effets indésirables à ses actions, etc…). Le
bien et le mal ont des ambivalences que la métaphysique ne présente pas, la
bienveillance est plus pragmatique.
La bienveillance sur soi est le chemin personnel
vers sa tranquillité d’esprit, sur le autres elle libère le bon côté, plutôt
que le mauvais, elle est la voie pour organiser sa vie, son propre cosmos, vers
la bienfaisance.
Après, il faut faire avec les malveillants qui
existent de toute façon. Et nous sommes en période de montée d’intranquillité,
de stress, d’agressivité, de violence, de beaucoup de perversion (mensonge,
fausses apparences, imposture, scélératesse, zombification, etc…) sur du long
terme. La société est de plus en plus malfaisante, nous vivons une période néfaste.
Peut-être connaissez-vous le paradoxe de la
tolérance, de Karl Popper :
Une tolérance sans limites ne peut que mener à la disparition de la
tolérance. Si nous étendons une tolérance sans limites même à ceux qui sont
intolérants, si nous ne sommes pas préparés à défendre une société tolérante
contre l’assaut des intolérants, alors les tolérants seront anéantis, et avec
eux la tolérance.
Si vous relisez la
phrase en remplaçant « tolérance », par « bienveillance » :
ça marche pareil. Et je vous le fais :
Une bienveillance sans limites ne peut que mener à la disparition de la bienveillance. Si nous
étendons une bienveillance sans limites même à ceux qui sont malveillants, si nous ne
sommes pas préparés à défendre une société bienveillante contre
l’assaut des malveillants, alors les bienveillants seront anéantis, et avec eux la bienveillance.
Donc : je fuis les
malveillants, le monde est assez vaste, c’est la première chose à faire. Ou je
gère ceux que je peux selon l’étendue de ma force/ma capacité que j’ai à le
faire (c’est aussi l’entraînement à sa souveraineté personnelle). Je n’attends
pas qu’un malveillant me bouffe ma vie, me coince. Si je vois que cela approche
ma limite (qui est loin quand même), je ne tends pas l’autre joue (tant pis
pour Jésus…). Je riposte, je suis plus malveillant que l’autre jusqu’à me
débarrasser complètement de la sienne.