@Luc-Laurent Salvador
’’Cela n’arrivera pas pour la bonne raison que ceux qui tiennent le
flingue dans les médias étoufferont toute velléité de questionner leur
position de sorte qu’il n’y aura jamais à répondre qu’il s’agit de
mépris.’’
— >
Il n’y a pas que le regard des médias qui est en cause. Je dirai que les (mêmes) affects des riches envers les pauvres seront perçus comme du mépris.
« La haine, c’est l’hiver du cœur. » Victor Hugo
La haine ordinaire c’est celle du pauvre contre le pauvre, de l’exploité contre l’exploité, de la victime contre la victime. Cette haine là annihile la révolte sociale. Elle ronge, détruit, tue, pousse aux pires bassesses .
Elle est différente de la haine dissymétrique, qu’elle absout ou condamne la haine dissymétrique selon qu’elle émane d’en haut ou d’en bas... Et c’est pour ne pas céder à sa propre haine que la victime voit dans celle du prédateur un mépris qui l’accuse. Le syndrome de Stockholm est l’issue fatale pour échapper à cette culpabilité.
Un exemple parmi tant d’autre de haine dissymétrique (ou de haine ordinaire transmuée en haine dissymétrique via le syndrome de Stockholm) : « On
vous vaccinera de force, moi je vous ferai emmener par deux policiers au
centre de vaccination. Faut aller les chercher avec les dents et avec
les menottes s’il le faut […] Les non-vaccinés, ce sont des dangers
publics, j’ai une démarche très claire : je fais tout pour en faire des
parias de la société ! » Emmanuel Le Chypre (sur RMC Story en juillet 2021)