Vladimir Poutine réagit aux propos de Sarkozy sur l’avenir de l’Afrique.
Partie 1 (voir partie 2)
Le
Président russe a indiqué largement partager la vision de l’évolution
future du monde exposée par Nicolas Sarkozy dans son nouveau livre.
L’ex-chef d’Etat français estime notamment que la population de
l’Afrique pourrait atteindre 2,5 milliards d’habitants à l’horizon 2050.
Au
cours d’une rencontre avec des adolescents à l’occasion de la rentrée
des classes, Vladimir Poutine a déclaré qu’il était d’accord avec les
récents propos de l’ancien Président français Nicolas Sarkozy
sur l’avenir de l’humanité.
"Récemment,
l’ancien Président français Nicolas Sarkozy a publié un article dans
lequel il parle de l’évolution future du monde. Je suis largement
d’accord avec lui. Il dit que d’ici 2050, l’Afrique comptera déjà 2,5
milliards d’habitants, et Europe seulement 450 ou 430 [millions, ndlr].
Et qu’en est-il de l’Asie ? La Chine compte un milliard et demi
d’habitants, l’Inde en compte un milliard et demi, l’Indonésie en compte
déjà 300 millions", a souligné le Président.
Vladimir Poutine a
précisé qu’il s’agissait de processus objectifs qui ne sont pas liés à
la situation politique même si cette dernière apporte sa contribution
aux réalités de la vie actuelle.
"D’ailleurs,
nous accordons depuis longtemps une attention accrue au développement
de nos relations avec les pays asiatiques, et cela sans lien avec des
événements d’aujourd’hui. Nous le faisons naturellement, car compte tenu
du rythme de développement de l’Asie et des pays asiatiques, le centre
de la vie économique et le centre de la vie politique se déplaceront
progressivement vers ces régions. C’est un processus absolument objectif
et inévitable", a-t-il ajouté.
Partie 2 (voir partie 1)
Dans
une grande interview accordée au Figaro mi-août Nicolas Sarkozy a mis
en garde contre les vagues migratoires à venir. D’après lui, d’ici 2050
la population du continent africain passera de 1,3 à 2,5 milliards
d’habitants, dont la moitié aura moins de 20 ans. L’ancien Président
français a notamment souligné que cette immense population coexisterait
avec une région européenne en déclin démographique et donc la vraie
crise migratoire est à attendre.
t.me/russiejournal