Mondialisation : processus par lequel un maximum de richesse est concentré en un minimum de mains, au détriment d’un maximum de gens. Mondialiser, c’est agrandir le gâteau plutôt que partager les richesses : à l’issue de la mondialisation le riche a droit à deux louches de caviar au lieu d’une, le pauvre à deux épluchures de pomme de terre plutôt qu’à une de carotte. En néolibéralisme, la mondialisation est centrale, car elle met tous les pays, qu’ils soient extrêmement pauvres ou extrêmement riches ou des entreprises petites ou très grandes en compétition les uns avec les autres avec les conséquences qu’on peut deviner. Et pourtant, la mondialisation est partout (ou presque). Pourquoi ? Tout simplement parce que lorsqu’un pays est exsangue, il fait appel aux institutions issues des accords de Bretton Woods. Celles-ci s’appellent le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale (BM) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC), et constituent les courroies de transmission des politiques néolibérales. Celles-ci vont l’aider en contrepartie de la mise en place d’un certain nombre de mesures : la libéralisation de son économie ; la réduction des dépenses de l’État qui doit se traduire par la fermeture de services publics ; la privatisation d’un certain nombre d’entreprises publiques ; la dévaluation de la monnaie qui rend immédiatement tous les produits d’importation beaucoup plus chers en face de salaires qui perdent leur valeur ; la réorientation de l’économie nationale vers les exportations : mesure par laquelle, inéluctablement, le pays pauvre augmente sa dette de manière faramineuse ; la vérité des prix qui interdit toute subvention aux produits de première nécessité, au logement ou à la santé par exemple ; la libéralisation des investissements et la vérité des salaires qui consiste à délocaliser dans le pays des entreprises issus des pays riches et de faire glisser les salaires vers le bas et licencier les détenteurs de hauts salaires.
La fermeture de Flextronics affecte Laval
Le sous-traitant électronique Flextronics, basé à Singapour, a fermé le 31 décembre 2005 son usine de Laval, donnant congé à ses 503 salariés. L’usine, vendue en 2001 par Alcatel (elle comp-tait alors 830 salariés), a été déstabilisée par la perte de son principal client, la coentreprise franco-chinoise TCL Alcatel Mobile Phones, spécialisée dans les terminaux téléphoniques mobiles. Cette dernière représentait près de 50 % de la charge, bien que Flextronics Laval ait engagé une diversification dans d’autres secteurs avec des clients comme Thales, Thales Avionics, Blaupunkt ou Nortel. Cette disparition a fragilisé des sous-traitants, dont Geodis Logistics Ouest qui a supprimé 228 emplois. La reprise du site de Flextronics, avec 90 de ses salariés, par Cofidur a un peu atténué ce coup dur pour l’économie locale. Toutefois, le chef-lieu mayennais s’est ouvert des perspectives comme la reconstruction de l’usine Mann + Hummel, un équipementier automobile, et l’implantation du centre d’appels Virgin Mobile.
https://www.usinenouvelle.com/article/la-fermeture-de-flextronics-affecte-laval.N52627
A bientôt.
Amitié.