@Com une outre
Si nous suivons les affaires de l’UE nous voyons bien que
les traités sont plus ou moins appliqués au gré des circonstances , que les
doctrines évoluent , les dogmes de la BCE ont été remis en question, que de
tous temps tous les traités ont évolué au gré des intérêts et des rapports de
force, des crises. La question de fond, c’est évidemment l’évolution de l’UE,
sa nature politique et démocratique, l’élargissement implicite de son champ de compétence, la
nature des processus de représentation et de décision. Il y a une évolution
antidémocratique en cours comme toujours accompagnée par les éléments de
langage mis en circulation par les médias dominants. La France est avec l’Allemagne
un des deux seuls pays contributeurs, c’est-à-dire qui donnent plus d’argent au
budget qu’ils n’en reçoivent, à eux deux
ils représentent près de 40 % de ce budget. Quand on voit comment un pays comme
la Hongrie arrive à poser des problèmes, on imagine la marge de manœuvre politique
que nous avons pour faire valoir les nôtres dont on essaie de nous persuader
que ce n’est pas possible. C’est un piège que de se laisser enfermer dans
entrer ou sortir de l’UE parce qu’i y a un intérêt économique, politique,
écologique , de souveraineté de traiter certains sujets dans une dimension
européenne dont l’UE n’est qu’une version libérale et non démocratique dans ses
fonctionnements et fondements.
Dans le programme de la NUPES, il
est précisé par ailleurs : « Nous sommes lucides. Certaines de ces
batailles nécessitent de renégocier les traités et les règles européennes
actuelles. Car si certaines règles européennes sont des points d’appui, chacun
constate aujourd’hui à quel point d’autres, et non des moindres, sont en décalage avec les
impératifs de l’urgence écologique et sociale et constituent de sérieux
blocages à la mise en œuvre de notre programme »
https://nupes-2022.fr/le-programme