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Commentaire de

sur Quand l'histoire officielle occulte les noms des responsables de la collaboration de l'Etat français avec le régime nazi


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(---.---.7.168) 28 mai 2006 00:48

C’est très facile de poser des jugements soixante ans plus tard, avec tous les documents à sa disposition - de décider à postériori qui a eu tort ou raison.

Mais voilà, à l’époque on n’était absolument pas dans la même situation - il n’y avait ni télé, ni Internet, à peine la radio. On sortait d’une guerre terrible, il y a très peu de gens aujourd’hui qui réalisent ce que veut dire être en guerre. C’est la terreur permanente, on ne sait pas qui va survivre, qui va gagner, ce qu’on va manger, quoi faire.

La guerre, c’était beaucoup moins rigolo que ce qu’on en voit dans les films avec Bourvil.

On voit maintenant toute l’horreur des camps de concentration, sans réaliser que pratiquement personne n’était au courant de leur existence. Tout le monde pensait qu’on emmenait ces gens travailler, une sorte de STO, certes ce n’est pas une situation enviable que le travail forcé - mais ce n’est pas beaucoup plus terrible que le quotidien des français de l’époque non plus. Par contre, ce qu’on savait, c’est que si on se révoltait on était fusillé sur l’heure.

Les français ont découvert avec stupéfaction les camps par les journaux, après leur libération. Et vraisemblablement même la plupart, sinon tous les responsables de l’état étaient dans le même cas.

Pour que la SNCF/la police soit coupable de ce qu’on lui reproche, il faudrait qu’elle ait été au courant du sort des malheureux qu’elle transportait, et de plus qu’elle ait eu les moyens de ne pas obtempérer.

Les gens de nos jours réagissent comme si toute l’information dont on dispose aujourd’hui était connue à l’époque - c’est un épouvantable anachronisme.


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