@Seth
De toute façon, si vous avez plus de
40 ans, c’est contre-productif.
Depuis le début de la guerre contre
l’Ukraine, et plus encore depuis que l’armée russe a pris le
contrôle des centrales nucléaires de Tchernobyl et de Zaporijjia,
c’est la ruée dans les pharmacies françaises.
Un « nuage » radioactif contient un
produit de fission de l’uranium., l’iode 131 qui, une fois
inhalé, lest capté par la thyroïde productrice d’hormones
indispensables au contrôle du métabolisme de base et à certaines
fonctions physiologiques comme la fréquence cardiaque, la
croissance, la production de chaleur corporelle, la fertilité ou la
digestion, et L’iode 131 émet des rayonnements bêta, endommageant
l’ADN des cellules de la thyroïde et provoquant un processus de
cancérisation.
C’est pour ça qu’il est parfois
recommandé de prendre de l’iodure de potassium (ou « iode
stable) sous forme de comprimés, pour « saturer » la thyroïde et
empêcher la fixation d’iode radioactif supposé être alors
éliminé de l’organisme par voie urinaire.
Mais déjà, l’iode stable n’est
efficace que si l’ingestion des comprimés a lieu dans les quelques
heures précédant l’exposition
ou le plus rapidement possible, dans les premières heures
après. Pris trop longtemps avant l’exposition, ce médicament perd
totalement son efficacité. Une prise trop tardive est également
inutile, puisque la thyroïde a déjà pu se charger en iode
radioactif.
Autre limite à la pancée : tout le
monde n’est pas exposé au même risque de cancer de la thyroïde.
Les plus sensibles aux effets de l’iode radioactif sont les femmes
enceintes, les femmes allaitantes et les enfants dont la thyroïde
est encore en formation. Peu de cancers de la thyroïde se
manifestent chez les adultes. Lorsque c’est le cas, le taux de
mortalité demeure généralement faible, et pour les plus de 40 ans,
les conséquences négatives d’une saturation massive en iode
stable de la thyroïde dépassent les bénéfices, et conduire à une
dérégulation de l’organe et de sa production d’hormones, avec
pour conséquences possibles une hyperthyroïdie, des troubles de la
fréquence cardiaque et de la tension artérielle, et des excès
d’angoisse ou des bouffées de chaleur. Et en plus, paradoxalement,
un excès d’iode sur le long terme peut produire une baisse
d’activité de la thyroïde (hypothyroïdie) avec une baisse des
fonctions vitales avec une prise de poids, une altération de la peau
et des troubles de la mémoire.
D’ailleurs,
les comprimés d’iode stable ont peut-être été
recommandés à toute la population en France à l’époque de
tchernobyl, mais pas en Belgique, et l’Agence fédérale de
contrôle nucléaire belge indique sur son site internet : « Les
personnes de plus de 40 ans et les personnes présentant une
allergie/hypersensibilité à l’iode ou une maladie cardiaque sont
invitées à consulter leur médecin traitant ou spécialiste
concernant l’usage éventuel de comprimés d’iode ».