On vient de découvrir l’image illustrant l’ectoplasme Paris pour les JO : un énorme conglomérat hôtelier au bord de l’eau : toute référence historique ou culturelle ou spirituelle a été effacée, comme dans un film de science-fiction inspiré par Dick. Il ne reste plus rien de la France.
Cela mérite quelques éclaircissements. Debord, Mattelard, Louis Chevalier, Audiard l’avaient vu venir cette liquidation.
Lisez de Mattelart l’admirable et inépuisable Histoire de l’utopie planétaire qui est surtout l’histoire de la folie anglo-américaine.
Une des cibles était la capitale parisienne. Comme disait Guy Debord de Paris (Panégyrique, I) :
« Toujours brièvement dans ma jeunesse, lorsqu’il m’a fallu risquer quelques courtes incursions à l’étranger, pour porter plus loin la perturbation ; mais ensuite beaucoup plus longuement, quand la ville a été saccagée, et détruit intégralement le genre de vie qu’on y avait mené. Ce qui arriva à partir de 1970. Je crois que cette ville a été ravagée un peu avant toutes les autres parce que ses révolutions toujours recommencées n’avaient que trop inquiété et choqué le monde ; et parce qu’elles avaient malheureusement toujours échoué…Qui voit les rives de la Seine voit nos peines : on n’y trouve plus que les colonnes précipitées d’une fourmilière d’esclaves motorisés. »
Contrairement à ce qu’on supposerait Paris a fait les frais du gaullisme et de Pompidou (qui faillit la raser – voyez le livre de mon ami Paucard sur les Criminels du béton).
Dans l’utopie planétaire, Armand Mattelart nous explique tout :
« Peu après la secousse politique de Mai 68, une agence de planification d’un ministère français commanditait à Howard V. Perlmutter et Hasan Ozbekhan, responsables de recherches à la Wharton School, une étude prospective sur les chances de Paris de devenir une global-city ou un world-center, une plaque tournante dans le global industrial system des années quatre-vingt. Dans un de leurs scénarios, les deux experts futurologues recommandent à l’administration française de tout faire pour « dénationaliser » la ville afin de la rendre « moins française » et de corriger l’image xénophobe et ethnocentrique qu’elle projette à l’extérieur ». Car, « dans la ville globale de l’avenir, personne ne doit se sentir étranger ». Et d’accompagner cette recommandation volontariste d’un traitement de choc. Hors l’amélioration d’un système de télécommunications à la traîne, figure en bonne place dans le décalogue des mesures la globalisation des événements culturels, que les deux consultants illustrent en proposant l’organisation de festivals de rock supranationaux « antidotes à la culture exagérément nationale et parfois franchement nationaliste »...
L’élimination française s’est donc enclenchée sous De Gaulle et Pompidou. Voyez mon livre sur la destruction de la France au cinéma, où j’ai repris mes textes sur cette catastrophique et soi-disant glorieuse époque. Vous découvrirez que les conservateurs et autres souverainistes courent toujours après les subversifs et les mondialistes quand il s’agit de dépecer le pays. Le gaullisme aura été et continue d’être une escroquerie et un attrape-gogo sans équivalent.
Et je vous invite à relire mon texte sur JMLP et mai 68 :
10/03 17:03 - NiNi
Macron est un nuisible et un psychopathe apeuré assiégé derrière une fine ligne de CRS, avec (...)
08/03 18:14 - Octave Lebel
@Aristide Tiens donc, il me semble que là pointe ce qui fait le fond de l’idéologie (...)
08/03 17:58 - Octave Lebel
@Eric F 1.Vous entretenez une confusion entre le rôle officiel des partis et ce qu’ils (...)
08/03 10:39 - Tolzan
@xana, bonjour Macron est certes atteint de troubles psychiatriques, mais nullement tous ses (...)
08/03 10:07 - Aristide
@Octave Lebel La prétention de LFI à se croire apte à faire ce qu’ils prétendent dans (...)
08/03 08:58 - xana
@charlyposte Moi aussi, mais il y a une précision à ajouter. En France, la loi prévoit des (...)
Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
A propos / Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération