https://reseauinternational.net/a-la-decouverte-dun-conflit-oublie/
par Georges Feltin-Tracol
Dans sa longue histoire belliqueuse, la France a fait la guerre à presque tous les peuples de la planète, directement ou quand ces derniers étaient des possessions coloniales de puissances européennes. Bien des Français pensent cependant que seuls les États-Unis d’Amérique ont échappé à cet esprit guerrier.
Le livre de Éric Schnakenbourg, professeur d’histoire moderne à l’Université de Nantes, rétablit une vérité oubliée. On ignore en effet qu’à la fin du XVIIIe siècle, les marines étatsunienne et française s’affrontent en Atlantique Nord, en mer des Caraïbes et aux Antilles. L’auteur rappelle que « construit en 1954, le Mémorial du corps des Marines des États-Unis (…) est dédié à tous les Marines qui sont morts au service de leur pays depuis 1775. Le piédestal porte l’inscription des différentes guerres auxquelles ils ont participé. Il y a, d’abord, la guerre d’Indépendance (1775 – 1783), puis la French Naval War (1798 – 1801). La première guerre dans laquelle les États-Unis, comme nation indépendante, furent engagés les opposa à la France (p.11) ».
À la « Guerre navale française », les historiens préfèrent parler de « Quasi-Guerre », d’où le titre de son ouvrage : « La Quasi-Guerre. Le conflit entre la France et les États-Unis 1796 – 1800 » (Tallandier, 2024, p.320). Pourquoi cette expression ? Parce que, d’une part, il n’y eut jamais de déclaration officielle de guerre, soit par la France, soit par les États-Unis, et, d’autre part, les combats uniquement en haute-mer causèrent une centaine de morts.
L’université hexagonale traite peu ce sujet. En revanche, l’historiographie anglo-saxonne déborde. Cette étude passionnante plonge le lecteur dans les méandres complexes d’un « proto-conflit » aux retentissements politiques, militaires, économiques, diplomatiques et financiers considérables.
La « Quasi-Guerre » s’apparente à une guerre de course classique. On y trouve des corsaires qui cherchent en priorité à interrompre les échanges commerciaux entre l’Angleterre et ses terres antillaises. Dans le contexte de la Révolution française, les marins français veulent aussi protéger leurs riches îles sucrières. Or, le 19 novembre 1794, les États-Unis signent avec l’Angleterre le traité de Jay dont les articles prévus contredisent, selon Paris, le traité commercial franco-américain de 1778. Jay n’empêche pas la Royal Navy d’enrôler de force sur ses bâtiments des citoyens américains perçus comme des sujets rétifs de Sa Gracieuse Majesté.
23/03 09:22 - pemile
@skirlet « Bof. Et encore bof. » Super explicite ton argumentation ! :-))
23/03 09:17 - chantecler
@leypanou Salut , Il est copieux ton lien .... Il y a une chose qui me fait marrer...De (...)
22/03 17:49 - ETTORE
@zygzornifle il suffirait d’interdire tous les noms qui finissent par « ON », et on (...)
22/03 14:13 - skirlet
22/03 13:30 - Eric F
@SPQR audacieux complotiste chasseur de complot La taupe de l’Élysée, c’est Macron, (...)
22/03 13:24 - zygzornifle
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