@amiaplacidus
Compensation d’un sentiment d’infériorité ?
Pas facile d’y voir clair dans la personnalité de notre
Président. Les facteurs psychologisants existent, c’est évident, mais les
hiérarchiser et dire ce qui fait la décision est à mon avis presque impossible.
Comme il est question de l’Europe, et que le dernier grand
conquérant fut le moustachu, on peut aussi se demander si ses ambitions délirantes
et meurtrières ne furent pas dictées par ses frustrations d’artiste, de peintre
raté. Peut-être, mais outre que ça n’apporte rien au débat politique, c’est
plutôt son magnétisme face aux foules qui a compté, magnétisme qui est une
donnée de sa personnalité que la psychiatrie ne peut que constater, sans
pouvoir vraiment en saisir l’origine.
Cela pour dire que nonobstant toute considération
psychologique, Macron semble avoir une ambition politique conçue intellectuellement :
faire de l’UE un pôle égal des USA et de la Chine. J’en veux pour preuve ses
tentatives de créer un pôle militaire européen (sans lequel, aucune chance),
complémentaire mais relativement indépendant des USA. En revenant à l’aspect
psycho., on peut y voir en plus une ambition personnelle afin d’inscrire son nom à la
suite des Delors, Schuman, Monnet … et peut-être plus : président de l’Europe.
C’est ce qui expliquerait que la France (« existe-t-il une culture française ? »),
il s’en fiche un peu et se contente de creuser notre dette (en espérant qu’elle
sera absorbée un jour par l’UE).
Ce projet rencontre-t-il
des contradictions mortelles ? On pourrait le croire à voir Macron se
replier à toute vitesse sous la bannière étoilée dès que Poutine montre les
dents, et de constater que toute tentative d’expansion de l’UE (ex Yougoslavie,
Ukraine) remet les USA au centre du jeu en Europe. L’UE (Macron) veut devenir
un pôle de puissance, et chaque fois qu’il est question de puissance et de
géopolitique, l’UE disparaît au profit des USA. Contradiction terrible, qui
pourrait menacer l’existence de l’UE dans cette sorte de course de vitesse vers
l’indépendance mais toujours ramenée vers les USA par un puissant élastique, une
laisse dont on ne voit pas comment se libérer.