https://reseauinternational.net/temoignage-vecu-ces-derniers-jours-a-copenhague/
par Dominique Delawarde
La communauté LGBT danoise qui prépare sa future Gay Pride 2024 a eu
la « maladresse » de faire un communiqué pour déplorer le génocide des
palestiniens à Gaza. La plupart des grandes entreprises qui soutenaient
financièrement l’organisation de la parade ont supprimé leur
participation à l’événement. Chacun peut donc comprendre que les LGBT
danois ne sont soutenus et applaudis que s’ils sont pro-Israël. Des LGBT
pro-palestiniens ? Ça ne peut ni ne doit exister sous peine de
« sanctions économiques ». La bonne nouvelle, c’est que jusqu’à présent,
les LGBT danois tiennent bon sur leurs positions.
On retrouve, comme partout ailleurs, le pouvoir exorbitant des
lobbies pro-Israël et de la finance apatride qui seules définissent ce
qui est bon et ce qui ne l’est pas. C’est vrai au niveau des
organisations, mais aussi au niveau des États. Ainsi, Israël, pays non
européen et de surcroît génocidaire peut participer à l’Eurovision 2024
et, pourquoi pas gagner le concours par discrimination positive avec une
chanson très « politique » qui traite du 7 octobre, alors que la
« méchante » Russie, pays européen, ne le peut pas et doit supporter
quelques 15 000 sanctions.
Pour tenter d’éclairer cette collusion transfrontière des lobbies
pro-Israël, je me suis exprimé hier le plus clairement possible sur une
chaîne vidéo YouTube québécoise.
Je m’y suis aussi exprimé sur les élections européennes à venir et sur le cas Glucksmann.
*
DERNIÈRE MINUTE : Un vote de l’Assemblée générale des Nations unies sur l’admission de l’État de Palestine à l’ONU vient juste d’avoir lieu.
Résultat : Pour 143, Abstentions 25, Contre 9 (et 15 États n’ont pas pris part au vote).
« Ce vote confirme le divorce et l’isolation des USA (et d’Israël)
de la conscience et de l’éthique du genre humain : un divorce et une
isolation qui risquent de faire des États-Unis un État paria au même
niveau qu’Israël aux yeux de la quasi-totalité de la planète.
Les citoyens américains devraient demander à leur gouvernance en quoi tout cela sert leurs intérêts ». (John Whitbeck)
Car il est clair que le veto US va tout annuler, une fois de plus. À moins que…
Dominique Delawarde