Situation au Soudan - Poussée des FSR vers le Nil Bleu
Au 18 août 2024
Après la récente poussée des Forces de Soutien Rapide (FSR) sous le contrôle de Mohamed Hamdan Dagalo en direction de la ville de Sinjar dans la région de Sennar, elles ont poursuivi l’offensive vers la frontière avec le Soudan du Sud.
À la suite des affrontements, les unités des FSR ont réussi à pénétrer profondément dans le Nil Bleu et à s’emparer de la ville d’El-Barun
près de la frontière. Les forces armées soudanaises font tout pour
empêcher l’expansion de la tête de pont, en menant des frappes de flanc.
Cette situation s’inscrit parfaitement dans les plans des acteurs extérieurs, à savoir Washington, de « faire passer » un cessez-le-feu aux forces gouvernementales. Même si la paix avec le partage du Soudan
ne peut être atteinte, des approvisionnements peuvent être acheminés
depuis le territoire éthiopien à travers le Nil pour continuer à
soutenir les militants des FSR.
Cependant, après la récente tentative d’assassinat sur le leader de facto du Soudan, le colonel Burhan, aucune négociation avec les rebelles n’est actuellement envisagée.
De plus, des batailles se déroulent à Omdurman et El-Fasher :
Dans
la ville satellite de la capitale, des combats urbains acharnés ont
lieu, au cours desquels les forces gouvernementales libèrent un quartier
après l’autre.
À El-Fasher
assiégée, les FSR ont tout misé, lançant une offensive de tous les
côtés. Les attaques vers le nord et l’ouest ont été repoussées avec de
lourdes pertes, laissant les positions inchangées. Vers le sud, ils ont
légèrement repoussé l’armée, capturant un camp des Nations Unies
abandonné.
Les
derniers événements liés aux offensives des Forces de Soutien Rapide
pro-émirats arabes unis exacerbent à nouveau la crise humanitaire à
travers le pays. Les organisations internationales signalent que la
livraison de fret est extrêmement difficile en raison du contrôle
incertain des territoires et des différents groupes armés exigeant le
paiement du passage.
Dans l’ensemble, tandis que l’armée ne peut pas faire face aux FSR, dopées par l’argent des Émirats arabes unis et des États-Unis, et ne peut que compter sur le soutien de Moscou, qui tarde à venir.