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de grands donneurs de leçons de démocratie à tout va (accessoirement toujours
élus par défaut puis désavoués dans les urnes) qui prennent à ce point leurs
concitoyens pour des imbéciles qu’ils veulent supprimer le mouvement
politique qui a fait qu’on trouve encore en France une gauche authentique ayant
qui plus est sorti ses autres composantes du risque de la disparition.
Quand
on a à ce point peur de la démocratie et de ses concitoyens, avec certes
de bonnes raisons, alors, sans cesse, il faut parler
« d’extrême »-gauche et chercher à lui coller toutes sortes d’infamies
au point que cela finisse par apparaître comme un toc de qui, dépassé par la
situation à laquelle il a contribué, ne sait plus comment assumer ses
responsabilités ni s’expliquer. Lancé maintenant dans une fuite en avant
en cherchant à reproposer d’anciennes chimères déjà éventées. Cela
concerne, qui ne l’a pas compris, bien sûr bien plus que la macronie.
Tenter
donc pour la énième fois de disqualifier un adversaire résolu et
persévérant qui ne lâche pas prise mais au contraire qui est toujours à
la pointe d’un travail de réinformation, d’analyes, de propositions, parce que
la pire des choses et du risque à ne surtout pas prendre, ce serait de
s’appuyer sur une information partagée de qualité, source de débats sans
concession mais efficaces et respectueux avec des citoyens respectés qui
auraient les moyens institutionnels de l’être. Avec d’autres moyens
institutionnels aussi permettant d’arbitrer les grandes décisions et enjeux
concernant l’intérêt général. Une démocratie à laquelle ont aspiré nos
prédécesseurs sans jamais vraiment la connaître. Toujours détournée et
dévoyée. Nous voyons bien que nous avons tous à faire un apprentissage
accéléré de la démocratie si nous voulons pouvoir faire face aux difficultés
qui s’annoncent en commençant par dépasser celles de l’héritage de ceux qui
font comme s’ils n’en étaient pas responsables. Parce que sinon, ce sera le
sort des passagers du Titanic qui nous sera réservé. Les classes supérieures
et un peu de leur domesticité ont bénéficié de l’essentiel des canaux de
sauvetage et les autres ont coulé après s’être affrontés pour des ressources
qu’ils n’avaient plus. C’est à méditer parce que le processus est en cours ici
et ailleurs dans le monde. Avançons résolument et soyons au côté des
responsables politiques qui travaillent depuis longtemps sans avoir rien à
cacher à une transformation économique, sociale et institutionnelle et à
un respect du droit international au service de la paix. N’oublions jamais,
contrairement au conditionnement permanent des médias qui font de nous des
clients à la recherche d’un fournisseur qui nous appâte et s’occupe de tout,
c’est nous qui faisons entrer et sortir du terrain nos représentants et qui
bientôt si nous le voulons trouverons à exercer notre citoyenneté à la hauteur
des savoirs et outils dorénavant disponibles.