Bonjour
Microsoft qui acheterait Yahoo ? Seulement en espérant investir le marché publicitaire qui d’ailleurs beaucoup plus réduit que le CA actuel de Microsoft !
Le problème majeur de tous les acteurs du secteur Télécom/Informatique c’est qu’ils ont voulu tuer leurs jeunes concurrents à la fin des années 90 en offrant gratuitement ce que les jeunes pousses offraient de façon payante et que maintenant ils s’en mordent les doigts parce que ça a créé une culture de la gratuité.
Maintenant que la gratuité est acquise (MSN, Gaim, IE, OpenOffice, Java, Linux, les outils gratuits de Google) ils cherchent qui pourrait payer à la place de leurs clients, la publicité c’est un choix possible, mais si on considère ça d’un point de vue macro-économique : la publicité est une des composantes du prix, donc chaque fois qu’une société se tourne vers la publicité pour gagner de l’argent indirectement en offrant gratuitement un produit, elle tue ses concurrents, ce qui par rebond tue l’offre donc favorise la recréation de monopole.
Le tout étant d’avoir les reins assez solides pour attendre la mort de la concurrence pour pouvoir instaurer à nouveau des prix. Ce qui n’arrivera bien sûr jamais !
Aujourd’hui il faut être stupide dans le mondes des PME pour acheter un logiciel à Microsoft ou Adobe, la seule chose qui a du sens c’est d’acheter du SAV, donc on peut comme avant se fournir chez un prestataire local qui paramètre et assure le SAV d’une offre Open-source, sans avoir à payer des royalties faramineuses.
Une alternative en Télécom au gratuit c’est le « flat rate » absolu à la Free, mais attention, le progrès technologique peut tout remettre en cause à chaque instant. Par exemple si tous les utilisateurs WIFI se mettent en réseau, il manque seulement un raccordement à un point d’accès international, pourquoi ne pas créer un coopérative pour offrir cela ? en plus il y a de nombreux acteurs qui seraient ravis de fournir un point de raccordement.
Pour le téléphone c’est pareil, il est possible de fonctionner en réseau sans infrastructure centrale en GSM. C’est le même principe que les boîtes qui impose le silence GSM dans les cinémas. Pourquoi ne pas imaginer des micros opérateurs locaux maillés qui fourniraient une connectivité GSM à des clients finaux sur quelques centaines de mêtre carrés ? 300 abonnements à 20 euros ça m’irait bien pour moi personnellement 
Quelque part c’est la fin d’une certaine forme de marché, celui des produits à forte composante intellectuelle.
C’est le retour du matériel, de l’humain, du partagé, du réel.
Il y a t-il des formations de plombier pas chères, pas loin ? J’ai vite besoin de me recycler !
Jean-Pierre