Vu de l’extérieur, l’enquête de la DGSE
sent le bidonnage complet, à reprendre mot pour mot le vocabulaire américain et ses phrases qui ne veulent rien dire. La DGSE se doute bien qu’Al-Qaida n’y est pour rien, elle organisera même une opération de représaille
s contre les vrais commanditaires, mais elle le dit quand même officiellement : sur ordre de qui ? De Michèle Alliot-Marie, dont elle dépend («
elle estsous l’autorité du ministre français de la Défense »), sans nul doute, l’ancienne
ministre de la Jeunesse et des Sports dans le
gouvernement Balladur, où elle sera longtemps celle qui tentera de rabibocher Balladuriens et Chiraquiens. Le 9 septembre 2005, nouvelle note de la DGSE, pour tenter de se trouver un coupable présentable : selon un cadre d’Al-Qaida (?)
l’opération a été financée par Al-Qaida et réalisée par un groupe pakistanais local, le HUMAA ». Al-Qaida, sauveur ici du mentor d’Alliot-Marie : elle, si prompte à fustiger le terrorisme d’ultragauche, à pourchasser les bloqueurs de TGV, obligée d’en recourir à un groupe terroriste mythique pour faire passer les couleuvres de transactions pas très recommandables ? On s’est toujours demandé pourquoi Alliot-Marie restait en place dans le dispositif Sarkozy : maintenant on le sait. Car elle, sait surtout ce qui s’est passé à
Karachi, qui n’a pas intérêt à éclater au grand jour : le grand argentier de l’affaire étant l’actuel président ! On se croirait presque dans un roman de
Claude Thévenet ! L’attentat de
Karachi, c’est «
Opération Dédale » ! La situation est inattendue ! Mais sans remords aucun : après tout, c’était bien Al-Qaida et
Ben Laden qui avaient revendiqué l’attentat en premier, non ?
L’attentat de
Karachi, pourrait donc aussi s’intituler «
du bon usage de Ben Laden » : les services secrets français auraient focalisé sur la piste
Ben Laden comme les américains ou les sites de « surveillance » comme le
MEMRI, IntelCenter
ou Site montrent du doigt invariablement
Ben Laden, repoussoir aux coups tordus que les Etats commettent
. Pour Alliot-Marie, c’est du pain béni, l’existence de Ben Laden. Plus on focalise sur lui, moins on parlera des transactions ayant mené aux rétro-commissions. Via l’ISI... et obligatoirement la DGSE, sous le regard amusé de...
Claude Thévenet. L’auteur du fameux rapport Nautilus, celui qui parle des rétro-commissions.