La véritable indépendance, c’est celle-ci : la sortie de l’union européenne et de l’otan.
C’est l’indépendance des nations, pas celle d’une province s’imaginant à tort qu’elle aurait plus à gagner à une soumission directe au maître bruxellois qu’à une soumission indirecte à l’union européenne par le biais de Madrid.
Pour cela, nous venons d’assister à la plus grande chaîne de couillons au Monde. Des couillons qui n’ont pas compris que c’est justement la participation de leur pays, l’Espagne, à l’union européenne qui est responsable de la ruine de ce pays. C’est sûr, au début, ils n’ont vu que les bons côtés, avec les quelques aides financières envoyées par l’ue.
Mais ils ont pu s’apercevoir depuis 5 ans des véritables conséquences de l’union européenne et de sa monnaie avec la crise de la dette, les pertes de compétitivité, l’austérité imposée, une monnaie trop forte que l’on ne peut plus dévaluer comme il était si pratique de le faire avec la peseta.
Les Catalans pourraient paraître crédibles en tant que peuple s’ils exigeaient la véritable indépendance, non seulement de Madrid mais aussi de Bruxelles et Washington. Là, ce sont juste des idiots utiles permettant à l’union européenne, cette Union des Supplétifs de l’Amérique, de diviser pour mieux régner en exacerbant les chauvinismes locaux pour tenter de détruire des Nations déjà privées de leurs souveraineté par des traités iniques.
Une grande perdante dans cette affaire, la solidarité. Ce n’est certainement pas en cassant les solidarités au niveau national qu’il en sera créé au niveau supranational. Comment espérer que des pays financent leurs voisins à perte si au sein même de ces pays certaines provinces réclament leur indépendance pour ne plus avoir à financer les autres provinces de ce pays ?
Autrement dit, ces Catalans qui ne veulent plus de l’Espagne pour ne plus financer l’Andalousie et l’Estrémadure ne risquent pas d’avoir envie de financer la Grèce, Chypre, le Portugal... Pas plus que les Allemands n’en montrent d’envie, d’ailleurs.
Et ainsi ça va continuer dans l’enfer austéritaire européen avec des pays encore plus petits, encore moins solidaires mais toujours plus soumis.
La Catalogne auraient énormément à perdre en coupant les liens avec la Castille et sa langue qui est parlée depuis la Terre de Feu jusqu’au sud des USA. Le Castillan est une des langues de l’avenir, l’Amérique Latine monte en puissance et la Communauté Hispanique prend beaucoup d’importance aux USA.
Se couper de ces pays en devenir, vers lesquels tôt ou tard l’Espagne finira par se tourner lorsqu’elle aura compris qu’il n’y a rien à attendre de l’union européenne, pour se rattacher justement à l’europe déclinante dont la langue dominante n’est certainement pas le Catalan ni le Castillan, mais plutôt le « globish », serait une erreur gravissime.
Et quant à leurs vues sur le 66, qu’ils arrêtent de rêver : là-bas l’identité catalane relève plus du folklore que du sentiment national, même si le chauvinisme local y est bien vivace. Ils sortent les beaux fanions sans et or à Aimé-Giral encourageant les usapistes à casser du gavatx, mais entre eux et à la maison, ils causent Français, avec quelques hispanismes rigolos (apostropher quelqu’un en lui disant « eh, homme, viens voir ! »), et se sentent Français
Les Islandais, bien que 23 fois moins nombreux que les Catalans sont eux crédibles en tant que peuple et en tant que Nation : ils ont affirmé leur indépendance du Danemark en 1944, et en 2013, ils viennent de renoncer à adhérer à l’union européenne qui s’était crée entre temps (ils ont dissous l’équipe de négociation).
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