Il est en effet très fréquent de retrouver sur les marchés des produits distribués par les ONG ou les agences de l’ONU. Cette situation peut résulter toutefois de processus divers. Par exemple, j’ai dirigé une très grosse opération de distribution de « kits familiaux » au Kosovo, juste avant l’hiver 1999-2000 ; pour des motifs techniques, il aurait été impossible d’adapter ces kits aux compositions exactes des 60000 familles bénéficiaires (nombre, âge et sexe des enfants) ; nous savions donc parfaitement, bien qu’avoir composé nos kits avec le plus de rigueur possible, que des trocs s’ensuivraient, et pourquoi pas des mises sur le marché. Ce n’est pas trop grave dans la mesure où ce que nous souhaitions c’est d’aider les plus vulnérables, que ce soit avec les produits de nos kits (vêtements, hygiène...) ou avec l’argent qu’ils obtiennent par leur revente. Ce que je dénonce, et que vous semblez dénoncer également, c’est la distribution à des personnes qui n’en ont pas besoin, au détriment naturellement de celles qui en auraient vraiment besoin. Ce que je dénonce également, c’est cette course folle à la visibilité, qui oppose les ONG les unes aux autres, malheureusement au détriment des populations meurtries.
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