Les bonnes raisons de s’opposer au TAFTA : Trans-Atlantic Free Trade Agreement
SÉCURITÉ ALIMENTAIRE : Nos normes
plus strictes que les normes américaines et que les « normes
internationales » (niveaux de pesticides, contamination bactérienne,
additifs toxiques, OGM, hormones, etc.), pourraient être condamnées
comme « barrières commerciales illégales ».
GAZ DE SCHISTE : Les
gouvernements européens ne réglementeraient plus les exportations de gaz
naturel vers les nations TAFTA. La fracturation hydraulique pourrait
devenir un droit pour les sociétés qui pourraient exiger des dommages
et intérêts auprès des nations qui s’y opposent.
EMPLOI : Les entreprises
souhaitant délocaliser dans les états concernés par le projet TAFTA où
les salaires sont inférieurs, seraient protégées. L’Inspection et le
code du travail devenant illégaux, plus de préavis de licenciement. Pôle
emploi devrait être privatisé ou serait attaqué en justice par les
sociétés d’intérim pour concurrence déloyale. Les conséquences du TAFTA
sur le taux de chômage en Europe ne seraient que néfastes.
SANTÉ & RETRAITES : Les
médicaments pourraient être brevetés plus longtemps, les groupes pharmas
pourraient bloquer la distribution des génériques. Les services
d’urgence pourraient être privatisés. Les Assurances privées pourraient
attaquer en justice les CPAM pour concurrence déloyale. Les retraites
par répartition pourraient être démantelées, les compagnies d’assurances
se substitueraient aux CRAM,ARRCO, AGIRC…
EAU & ÉNERGIE : Ces biens
seraient privatisables. Toute municipalité s’y opposant pourrait être
accusée d’entrave à la liberté de commerce, idem pour l’énergie, qu’elle
soit fossile, nucléaire ou renouvelable. La sécurité nucléaire serait
réduite. Le prix du gaz et du kW seraient libres.
LIBERTÉ & VIE PRIVÉE : Grâce
à la révolte publique, les sociétés espérant enfermer et monopoliser
l’Internet ont échoué l’année dernière à faire adopter leur ACTA
répressif ; des textes plus pernicieux sont dans le TAFTA.
SERVICES PUBLICS : Le TAFTA
limiterait le pouvoir des États à réglementer les services publics tels
que : services à la personne, transports routiers, ferroviaires, etc. et
réduiraient les principes d’accès universel et large à ces besoins
essentiels.
CULTURE & PRODUCTION ARTISTIQUE : Les gros producteurs d’audiovisuel pourraient interdire les productions privées ou professionnelles à faible budget comme youtube, vimeo, dailymotion,
les financements collaboratifs seraient rendus illégaux. Les musées
nationaux perdraient leur droit de préemption sur les trésors
artistiques nationaux au profit de collectionneurs privés.
ENSEIGNEMENT : Les universités
privées pourraient attaquer en justice l’Éducation nationale pour
concurrence déloyale. De la maternelle au doctorat, les sociétés privées
contesteraient aux écoles, cantines scolaires et resto U, toutes
subventions municipales, régionales ou nationales.