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Hugo (---.---.102.41) 8 décembre 2006 13:13

Tiens tiens en parlant de Chavez

Message de Chavez à Fidel

de Hugo Chávez Coloque International Mémoire et Futur : Cuba et Fidel

Père Révolutionnaire

Cher Fidel,

Avec la plus grande ferveur révolutionnaire, je veux m’unir à l’unanime sentiment de célébration qui parcourt toute Notre amérique pour les cinquante ans de l’arrivée du Granma sur les côtes de Cuba. au nom de mon peuple, reçois le plus fraternel et le plus ému des hommages.

Avec un légitime orgueil, le peuple cubain se célèbre et se chante lui-même dans la geste révolutionnaire qui commença le 2 décembre 1956 et nous le faisons avec lui car la grandeur de la Révolution cubaine nous appartient à tous.

Quelle grande histoire se concentre dans la seule mention de ce nom : Granma. Dire Granma, c’est dire patriotisme, dire Granma, c’est dire dignité, dire Granma , c’est dire courazge, dire Granma, c’est dire sacrifice, dire Granma, c’est dire lucidité, dire Granma, c’est dire audace historique. quand nous nommons le Granma, nous nommons Marti et Bolivar, quand nous nommons le Granam, nous nommons les raisons pour les batailles du présent et de l’avenir, quand nous nommons le Granma, nous te nommons, Fidel : nous nommons le père de tous les révolutionnaires de Notre Amérique contemporaine.

Et dire Granma, c’est nommer l’éclatante étoile qui guiderait sa trajectoire, le chemin même et le nord de tout un peuple qui lirait dans ce débarquement ces lettres de lumière dans lesquelles il guettait sa prompte libération. « Car nous avons l’amour dans le coeur, les yeux sur la côte, la main sur l’Amérique et l’âme à la ceinture, car qui ne lit dans l’air tout cela en lettres de lumière ? Et avec des lettres de lumière, on doit lire que nous ne cherchons pas dans ce nouveau sacrifice de simples formes ni la perpétuation de l’âme coloniale dans notre vie avec la nouveauté des uniformes yankees mais l’essence et la réalité de notre pays républicain, sans la peur maladive des uns pour l’expression salutaire de toutes les idées et l’emploi honorable de toutes les énergies, ni pour les autres, ce vol à l’homme qui consiste à prétendre commander au nom de la liberté par la violence dans laquelle on prive les autres des garanties et des méthodes de celle-ci », a dit le 26 novembre 1891 à Tempa ce père infini qu’est Marti, l’étoile guide, l’auteur intellectuel de toute cette traversée.

« Et mettons autour de l’étoile, sur le nouveau drapeau, cette formule de l’amour triomphant : avec tous pour le bien de tous » s’était exclamé l’apôtre de la liberté, ce même jour à Tempa. Oui, Fidel, avec tous et pour le bien de tous, ce fut la formule triomphante, l’étoile qui avait commencé à illuminer Las Playitas, le 11 avril 1895 et c’est lamême formule triomphante de la Révolution bolivarienne et de toute la Grande Patrie qui se réveille et se secoue pour toujours.

Le Libérateur Simon Bolivar disait que la justice justifie l’audace de l’avoir entreprise. C’est ainsi et ce sera ainsi. Le cinquantenaire du débarquement du Granma le démontre, c’est la justice qui remplit l’audace de son contenu et la justifie. Je ne peux m’empêcher d’évoquer le beau poème « La jesta » de Pablo Néruda et je ne peux m’empêcher de l’évoquer parce qu’elle capte de façon magistrale la transcendante signification de ce mémorable 2 décembre 1956. La voix de Néruda continue de parler pour nous tous :

« Si la mer profonde taisait ses douleurs

La terre amena l’espérence

Elle débarqua sur la côte

C’était des bras et des poings pour la lutte :

Fidel Castro avec quinze des siens

Descendit sur le sable avec la liberté.

L’île était obscure, comme en deuil

Mais ils hissèrent la lumière comme un drapeau

Ils n’avaient pas plus d’armes que l’aurore

Et celle-ci dormait encore sous la terre :

Alors commencèrent en silence

La lutte et le chemin vers l’étoile.

Fatigués et pleins d’ardeur ils cheminaient

Par honneur et devoir vers la guerre

Ils n’avaient d’autres armes que leur sang :

Ils allaient nus comme s’ils venaient de naître .

Et ainsi naquit la liberté de Cuba. »

Ainsi elle naquit et ainsi elle grandit et ainsi elle se mit à marcher pour se transformer en lumière qui illumine les chemins de la libération de nos peuples.

Je suis de ceux qui croient avec une absolue certitude que le Granma continue encore à naviguer , laissant derrière lui le sillage de l’émancipation. Le Granma maintient fermement sa route et nos peuples la suivent. Nous allons avec toi, Fidel, comme nous allons avec le Che, Camillo, Raùl, Almeida et tant d’autres : nous apercevons la terre parce que l’Aube que nous espérons depuis toujours est pour aujourd’hui.

Le 3 décembre, le peuple vénézuélien va commémorer et célébrer ce cinquantenaire avec une grande victoire populaire : une victoire d’une qualité et d’une profondeur qui va étonner le monde. Dès maintenant, Fidel, nous te dédions ce triomphe et nous le dédions de tout coeur au peuple frère cubain.

Père, frère, ami, compagnon, camarade : « Hasta la Victoria siempre ! » Nous avons besoin de toi plusieurs années encore parmi nous avec l’état d’esprit que nous te connaissons : l’état d’esprit de celui qui, chaque jour, est en train de débarquer du Granma. Nous avons besoin que tu continues à donner la belle leçon d’intégrité et de fidélité au socialisme qu’a été et qu’est toujours ta vie : donnant l’exemple du courage, de l’audace historique et de la lucidité révolutionnaire. Notre Amérique et le monde ont besoin de toi pour continuer à impulser comme toujours les nouvelles avancées et les nouveaux combats de nos peuples.

Jusqu’à la Victoire toujours !

La Patrie ou la Mort !

Nous vaincrons !

Hugo Chávez

traduction Gaston Lopez

http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=38454


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